IL OXYDATIONS AUX CONTACTS
La question des oxydations aux contacts joue également un rôle très important. On sait, en effet, que les métaux bons conducteurs de l’électricité comme le cuivre, l'aluminium ou le fer, s’oxÿdent assez facilement et que, si le contact électrique est mal établi, une pellicule d’oxyde se forme et augmente dans des proportions parfois considérables la-résistivité du conducteur en ce point.
Il est facile de montrer, expérimentalement, que cette couche d’ Dee peut devenir telle que la résistance du circuit atteigne dix fois, et même davantage sa valeur normale. Un échauffement exagéré au contact finirait même par provoquer une détérioration partielle ou complète du circuit. De plus, l’expérience montre — ce qu’il est facile de vérifier en laboratoire, — que la formation d’une telle couche d’oxydation est grandement favorisée par l'élévation de la température. Il s’en suit qu’il y a ici, en quelque sorte, une auto-génération de la pellicule d’oxyde : sa formation primitive augmentant la résistance et celle-ci faisant croître aussitôt la température, qui favorise le développement de l’oxydation. Quand il s’agit de contacts hétérogènes, les phénomènes se compliquent encore davantage : ainsi avec un contact Cu-Fe l’oxydation est environ le double qu'avec un contact Cu-Cu ; de même avec un contact Cu-Al, l’oxydation est 1,7 fois plus grande qu'avec un contact Cu-Cu.
L'oxydation se forme surtout dans une atmosphère humide ou en présence de gaz carbonique.
L'importance de cette question est évidente ; aussi des essais systématiques sont-ils entrepris, depuis longtemps, dans l’industrie ; et de nombreuses études sur ce sujet ont fait l’objet de publications dans les revues techniques, mais les renseignements que l’on y peut recueillir correspondent seulement à des températures de 60 à 700C. Pourtant, la formation de la couche d’oxyde est beaucoup plus rapide si la température s'élève davantage ; ainsi, si l’on porte un échantillon à 1200C, pendant deux heures, il se produit une couche d’oxydation notablement supérieure à celle qui se forme avec un échantillon dont la température a été maintenue à 700 seulement, pendant le même laps de temps.
Pour terminer, signalons que cette oxydation au contact se forme aussi bien dans le cas des câbles protégés que dans celui des conducteurs nus.