‹ Contribution à l'étude thermique des canalisations électriquesChapitre 33 sur 34 · MAR ET · texte numérisé non relu

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en tenant compte uniquement de l'effet Joule, on constate que, dans certains cas, des erreurs appréciables pourraient se produire 4vec toutes leurs graves conséquences. La normalisation de ces appareils de mesure, due à des ententes entre les syndicats professionnels, a permis d’unifier la température maxima à laquelle doivent être portés les appareils ; c’est ainsi qu’en Europe on a adopté la température de 75° C. Supposons, dans ces conditions, qu'utilisant comme conducteur un métal électrolytique, on veuille porter sa température en service normal à 900 C, la différence de température de 15° entre la canalisation principale et la ligne secondaire serait amplement suffisante pour donner naissance à un flux de chaleur D}, exprimé par la formule (3) dirigé vers l’appareil de mesure. Avec un wattmètre électromagnétique ordinaire, branché * à l’extrémité d’un conducteur de 1 m., d’une section normale eu égard à l'effet Joule, l’erreur qui ‘en résulterait, avec un courant alternatif, dépasserait souvent, ce qui dépend de la solidité des appareïls, 3 p. 100 de l’erreur normalement admise. Avec un ampèremètre thermique muni d’un fil de 2 m., cette température additionnelle ne se fait pas sentir à l’appareil. Mais si un tel appareil construit pour des fréquences industrielle, est pourvu d’un fil de 1 m., l’erreur enregistrée dépasse couramment 5 p. 100.

Ces erreurs de mesure, dont il est très facile de contrôler l’importance, montrent que, dans bon nombre de cas, l’on a tort de considérer comme négligeable l’effet de la surchauffe du conducteur secondaire, au voisinage de son branchement. Nous insistons sur l'importance de ce facteur dans l’emploi des appareils de mesure, des disjoncteurs et des relais de déclanchement.

Pour remédier à cet inconvénient, il y a lieu de déterminer le point L du conducteur y, où la surchauffe devient nul. Dans ce but nous préconi- : sons l’application du principe de la mesure de la conductibilité thermique d’un fil métallique, tendu entre deux points à des températures différentes : 0, et @.. Cette méthode est due, croyons-nous, au physicien anglais, C. Lees, et nous la trouvons indiquée en 1907, à propos de la

mesure de l’air liquide. Elle consiste à disposer entre deux points, portés à des températures différentes 6, et 6, et séparés par une distance, /, un thermo-élément bien approprié ou simplement un thermomètre sensible.

d6 Conformément à l’expression théorique 4 ®y — —2% GA la formule

pratique prend alors la forme : ®} — À@ (0, — 6,), durant chaque seconde.

RG

Dans le même ordre d’idée Kohlrausch qui a proposé, à peu près en même temps que Straneo, l’utilisation du courant électrique pour la mesure de la thermo-conductibilité, utilisait une tige métallique joignant deux points portés à la même température ; par suite du passage du courant, la température s’élevait et atteignait son maximum, au milieu de la tige. Depuis lors, cette méthode a été perfectionnée par MM. P. Vernotte et Pellegrin, ainsi que par MM. H. Grégory et C. Archer.

Dans le cas présent, nous proposons d’utiliser les principes des procédés Lees et Kohlrausch ; la méthode préconisée consistant à faire complète- tement disparaître la quantité Du c’est-à-dire à dégager entièrement

couple élect rothermique

He

apparei d'essai

Fig. 29.

Représentation schématique du dispositif de mesure de la conductibilité thermique d’un fil métallique.

dans le milieu ambiant, jusqu’au point L du conducteur Y, le flux de chaleur produit au point M, du fait des différences de température existant entre les conducteurs C et y (fig. 29). C’est pour cette raison que, tout le long de la connexion y, l’accroissement d8 doit être négatif. Il faut donc qu’au point L, l'effet de la surchauffe, produite en M, soit pratiquement disparu, c’est-à-dire que 01 — 0. Cette condition entraîne alors des valeurs particulières pour les constantes C1 et C2, qui seront de la forme :

prie 6, el + 6, eal

CG: 7 eat p—al et C TE eal = Pb—al

définissant ainsi une nouvelle solution d’intégrale, imposée par des

ANS Er CRE F considérations techniques. La répartition de la FAPÉPAEUTE, le long de la connexion y, entre M et L, devient :

La vérification peut se faire au moyen d’un dispositif de mesure, représenté schématiquement sur la figure 28. Il est tiré de la combinaison des procédés Lees-Kohlrausch ainsi que nous venons d'indiquer.

En déplaçant, le long de la connexion y, un thermomètre sensible ou un couple thermo-électrique — c’est ainsi que nous nous sommes servis d’un couple en chromel-alumel à caractéristique linéaire — On peut vérifier, en chaque point, la précision de la valeur théorique de 0, avec 6; — 0. Grâce à cette dernière condition, toute la chaleur produite au point M, se propageant le long de la connexion yÿ se trouve dispersée dans l’air ambiant au point L.

L'’échauffement des conducteurs se faisant par le passage du courant, on peut donc élever à volonté leur température, afin de rendre les lectures plus faciles, tout en respectant la proportion qui existe en I et i. La différence de température au point de contact M sera, de ce fait, toujours conservée.

L’intensité du courant à est généralement très faible par rapport à I; aussi peut-on la négliger dans la partie du conducteur C, située après la point M et admettre que tout le conducteur C est parcouru par un courant de même intensité I. Mais, pour une mesure précise, il conviendrait d'employer une source auxiliaire, une. batterie d’accumulateurs, par exemple, qui alimenterait indépendamment la connexion y. Un voltmètre, avec une grande résistance disposée en série, pourrait nous renseigner, de temps en temps, sur le régime électrique de ce branchement Y.

. Pratiquement, la condition requise 06e — 0 pourrait être facilement réalisée en agissant sur la longueur / du fil. Mais industriellement, il serait plus facile de réaliser des cosses spéciales de connexion, susceptibles, en raison de formes particulièrement étudiées, ‘de disperser par leur surface toute l’énergie calorifique produite au contact.

Ainsi se présente la question, relative à la connexion de deux conducteurs à des températures différentes. Elle nous paraît jouer un rôle d’une certaine importance dans les mesures électriques et, d’une façon générale, en Electrotechnique.

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