I. — RÉACTIONS DE RÉDUCTION
La morphine et ses sels possèdent des propriétés réductrices très nettes. |
La morphine réduit le réactif de Nessler, le chlorure d’or. Elle réduit aussi le ferricyanure de potassium; cette réduction peut être facilement décélée par les réactions colorées que donne le ferrocyanure produit. Aïnsi, si l’on mélange une solution de ferricyanure de potassium avec une solution de chlorure de er I, il se produit une coloration brune bleuissant par simple addition d’un sel de morphine. Sur ce principe, Hinsdale [21] a proposé une méthode colorimétrique de dosage de la morphine.
Reichard [22] a essayé de différencier la morphine de la cocaïne en utilisant l’action réductrice de ces deux alcaloïdes qu'il faisait agir sur le ferricyanure de potassium, soit en présence d’azotate d’uranyle soit en présence d’un sel de cuivre IT.
La morphine réduit de même l’azotate d'argent. Reichard [23 et 24] à pu donner deux méthodes de dosage de la morphine basées sur ce principe, mais ces méthodes ont été très critiquées par Schidrowitz [25].
La morphine réduit l'acide iodique; cette réduction, assez particulière, permet de différencier cet alcaloïde de nombreux autres corps azotés. Quand, dans une solution neutre ou très légèrement acide de morphine, on introduit de l'acide iodi-
Guyot : 8