‹ Contribution à l'Étude Toxicologique de La MorphineChapitre 22 sur 56 · V. — RÉACTION DUE AU NOYAU MORPHOLIQUE · texte numérisé non relu

V. — RÉACTION DUE AU NOYAU MORPHOLIQUE

. Denigès [45], dans le cours de ses recherches sur de nouvelles réactions des alcools polyatomiques et notamment du glycérol, a utilisé à propos de ce dernier la propriété qu'a le méthylglyoxal de se condenser, soit seul, soit en présence du brome naissant, avec un grand nombre de composés cycliques à liaisons multiples et particulièrement avec les phénols et

certains alcaloïdes du groupe de la morphine, en fournissant des substances colorées de nuances variées.

Le réactif est préparé en transformant le glycérol en dioxyacétone, par l’eau bromée. Le réactif étant utilisé en présence d'acide sulfurique pur, la dioxyacétone est transformée en son anhydride, le méthylglyoxal.

Pour la réaction, on met dans un tube 0 cc. 4 du réactif, 2 centicubes d'acide sulfurique pur, puis on projette quelques milligrammes s’il est solide, une ou deux gouttes s’il est liquide, du produit à examinér. Dans le cas des alcaloïdes de l’opium, on obtient :

Avec la morphine, une teinte jaune, puis jaune brun; Avec lapomorphine, une teinte rouge plus ou moins violacée ; | # Avec l’oxymorphine, une teine jaune vert, par addition d'acide acétique; Avec la codéine, une teinte jaune clair, puis verdâtre Ou bleu vert.

Si, dans le mélange coloré obtenu avec la morphine ou la codéine, on ajoute de l'acide acétique, et si l’on porte à l’ébullition, on obtient : une belle coloration violette avec la morphine, bleue avec la codéine.

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