MÉTHODE UTILISANT LA DÉFÉCATION PAR LE SOUS-ACÉTATE DE PLOMB
Cette méthode, applicable aux urines, fut proposée par François et Millon [22]; elle est basée sur le pouvoir qu'a l’acétate neutre de plomb de précipiter les phosphates, les oxalates, les urates, les chlorures et d’autres sels, et de fixer les couleurs. Tandis qu'avec l’alcaloïde, il produit une double décomposition, qui se traduit par la formation d’acétate d’alcaloïde
soluble et d’un sel de plomb correspondant à l'acide combiné à
l’alcaloïde.
L'urine ainsi déféquée par l’acétate de plomb, puis privée de l’excès de plomb par action d’une solution de sulfate de sodium, contient, après filtration, l’alcaloïde sous forme soluble et ne donne aucune émulsion avec le chioroforme. L’alcaloïde libéré par action d’un alcali et dissous dans un solvant approprié peut être caractérisé par les réactions générales des alcaloïdes et par ses réactions particulières.
Une méthode analogue avait été déjà proposée par Notta et Lugan [23], mais peu de temps après eux Donath [24], utilisant ce procédé sur des urines, obtint des résultats négatifs.