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B. -— RECHERCHES PERSONNELLES

Il nous a fallu, cependant, faire un choix parmi les diverses méthodes que nous venons de passer eu revue. Nous avons laissé de côté — a priori — les méthodes longues et compliquées qui exigent de nombreuses manipulations, car les purifications par extractions répétées sont toujours longues et entraînent des pertes en alcaloïdes inévitables, sans cependant fournir un résidu très pur.

Pour la commodité, nous avons envisagé deux cas :

1° Recherche de la morphine dans des substances non albu-

mineuses ou rarement et faiblement albumineuses (urines);

2° Recherche de la morphine dans des substances fortement

albumineuses (sang, tissus, ebc.).

Dans les deux cas nous avons appliqué :

a) Le principe de l'emploi de l’acide chlorhydrique à chaud qui décompose les dérivés sulfonés où autres de la morphine, et,-comme l'indique Kohn-Abrest, transforme l’oxymorphine en morphine;

b) Le principe du dent de l’alcaloïde par le carbo-

SUR TERRE nate acide de sodium et celui de l'extraction par le mélange alcool chloroforme qui, expérimentalement, nous a donné les meilleurs résultats. D'autre part, nous avons toujours opéré sur de faibles doses (milligramfne ou fraction de milligramme), afin de nous mettre autant que possible dans les conditions de la pratique toxicologique.

Recherche de la morphine dans les urines.

Nous avons essayé plusieurs méthodes et notamment la défécation au sous-acétate de Pb, sans jamais obtenir de résidus sulfisamment purs; aussi, avons-nous pensé à utiliser un autre réactif de défécation permettant d'éliminer la majorité des éléments organiques en conservant cependant en solution l’alcaloïde à rechercher.

Le meilleur réactif proposé jusqu'ici pour la défécation des urines, lors du dosage du glucose, est, sans aucun doute, le réactif de Patein et Dufau au nitrate acide de mercure. Voici en quelques mots la technique d'emploi de ce réactif dans la pratique courante :

Mélanger l'urine et le réactif, puis verser par mince filet et en agitant vivement, de la solution d’hydroxyde de sodium (D = 1,33) diluée au 1/4 jusqu'à ce que le mélange soit neutre au tournesol. Le précipité formé est abondant, et, par filtration, on obtient un liquide absolument limpide. On élimine ensuite dans le filtrat le mercure en excès en y ajoutant de la poudre de zinc et de l'acide chlorhydrique.

Il nous a paru facile de modifier cette technique afin d’appliquéer cette défécation à la recherche de la morphine dans les urines. Pour cela, il suffit :

1° Au moment où l’on verse la solution diluée d’hydroxyde de sodium, d’en ajouter un excès, afin d'amener, le mélange à franche alcalinité. La morphine donne alors un morphinate de sodium soluble, qui passe en grande partie dans le filtrat, une faible partie étant retenue sur le filtre par absorption.

2 De ne pas enlever l'excès de mercure — qui, d’ailleurs, ne

péut nous gêner par la suite, étant insoluble dans les dissolvants organiques — Car l’amalgame Zn-Hg pourrait aussi retenir par absorption une partie de la morphine.

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