‹ Contribution à l'Étude Toxicologique de La MorphineChapitre 54 sur 56 · SE ER · texte numérisé non relu

SE ER

Sur le Sang retiré par ponction

ÉÉRDTE AVEC ET Re ee Re RL Een 0; Sur l'estomac et son contenu... 0; Sur les intestins et le contenu... traces.

B. — Recherche de la morphine en utilisant la défécation au

réactif de Patein sur l’urine non bouillie avec CIH, +++++++.

Ces deux dernières expériences ne concordent pas avec celles de Gérard, qui, dans un cas analogue, a obtenu des résultats positifs. Le

De toutes ces expériences, on peut tirer les enseignements suivants :

1° Pour la recherche de la morphine, la technique employée pour obtenir le liquide d’où l’on extraira l’alcaloïde n’est pas indifférente. C’est ainsi qu'en opérant sur le lapin, Kohn- Abrest a eu des résultats négatifs en utilisant la méthode de Stas-Otto modifiée, et nous n'avons pas mieux réussi avec l'emploi du réactif de Patein, ce qui pouvait faire supposer en eltet que les tissus du lapin avaient une aptitude particulière à détruire la morphine. Gérard, Déléarde, Ricquet, avec une méthode dont nous avons montré les inconvénients, ont eu cependant des résultats positifs; nous avons eu le même succès avec la méthode de Florence. Pour sa simplicité et pour les avantages que nous avons signalés, cette technique semble devoir s'imposer. |

2 L'action de l'acide chlorhydrique à chaud n’a pas l’importance que Gérard lui donne dans son travail et nous avons remarqué qu'en faisant agir cet acide à chaud, les résidus obtenus par la suite sont moins purs, sans cependant être beaucoup plus riches en alcaloïde. Cet acide semble agir, d’après nous, non en régénérant l'alcaloïde entré en combinaison dans l’organisme, mais en produisant une meilleure désagrégation des tissus et par suite une libération de la morphine contenue dans ces tissus.

SN OOVSE

Nous avons pensé que nous pourrions apporter une vérification de cette hypothèse en nous adressant à un éther de la morphine : la diacétylmorphine ou héroïne, qu'on imjecterait à un lapin dont on examinerait ensuite les organes en suivant les mêmes techniques que pour la morphine. Car, en effet, on peut caractériser l'héroïne

a) par le réactif de Marquis, qui donne avec cet -alcaloïde une coloration rouge violacé Pre analogue à celle que l’on obtient avec la morphine.

b) en faisant suivre cette réaction de la réaction apomorphinique, qui donne le même résultat qu'avec la morphine.

Lapin N° 12 (Poids 1 kg. 950).

Nous avons injecté à ce lapin 10 centigrammes de chlorhydrate d’héroïne par la voie sous-cutanée; une heure après, nous lui avons injecté, par la voie intraveineuse, 10 centigrammes de ce même sel.

L'animal est mort pendant cette deuxième injection. Autopsie un

quart d'heure après.

Recherche de l'héroïne en utilisant la défécation à l'acide trichlo-

racétique :

A. — Sans ébullition préalable avec CIH Sur les muscles, à l'endroit piqué. Ce Sur JC SPTEINS 7 NE PTE ER +++; SUD TO 1er re Ve ANR Sante Sur les poumons et le cœur... ++ ER); Sur le sang obtenu par ponction

UC ŒUT IP RTS TER le Ce Lie RTE on Sur l’estomac et son contenu... HÉROS Sur l'intestin et son contenu... | LÉPCHIOEPE

B. — Après ébullition avec CIH :

Sur les muscles, à l'endroit piqué. PÉOLERES BUTS IS PTIT ++ + pe DUR le AO RENE UT AREA AR M Ed

Sur les poumons et le cœur... RÉ ENES

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Sur le sang obtenu par ponction

AURCOUTER ENTRE ERRRRT TU: A LS OA T RU Sur l'estomac et son contenu... En vue nn sde CO Sur l'intestin et son contenu... ++++++;

Recherche de l’héroïne sur les urines recueillies dans la vessie en utilisant la défécation par le réactif de Patein.

A. — Sans ébullition ävec CI, 0.

B. — Après ébullition avec CIH, 0.

Que ressort-il de cette expérience? Dans tous les organes nous avons retrouvé l'héroïne; au contraire nous n’avons pu en extraire de l'urine. Nous aurions dû avoir cependant un résultat positif avec ce liquide après action du CIH si cet acide avait saponifié l’éther et régénéré la morphine. Nous sommes donc obligé de conclure qu'il n’en a point été ainsi. La défécation au réactif de Patein utilisant une filtration en milieu alcalin aurait permis à la morphine de passer sous forme de morphinate; au contraire l’acétylmorphine, n'ayant pas été saponifiée, a été précipitée par l’hydroxyde de sodium et retenue par absorption sur le filtre. D'ailleurs, l'expérience suivante le prouve encore

Nous avons pris 100 centicubes d'urine fraîche et les avons divisés en deux portions égales. Dans chacune d'elles nous avons ajouté 4 milligramme de chlorhydrate d’héroïne. Nous avons déféqué la première portion directement par le réactif de Patein en milieu alcalin; puis nous avons déféqué de la même facon la deuxième portion après l'avoir fait bouillir pendant une heure, sous réfrigérant ascendant, avec 5 centicubes de CIH.

Nous avons ensuite essayé d'extraire l'héroïne comme la morphine. Nous n’avons pu obtenir avec les résidus d’extraction aucune des réactions de l’héroïne ni de la morphine. Tous ces faits semblent démontrer |

1° que l'acide chlorhydrique agissant à l’ébullition ne décompose pas l'héroïne;

MR Me

2 que l’on ne peut utiliser la défécation par le réactif de Patein pour rechercher les alcaloïdes autres que la morphine;

3° que si l’on a généralement des réactions plus intenses après action de CIH, il semble bien qu'il faille l’attribuer à une plus complète désagrégation des tissus par cel acide;

4° que la morphine se retrouve dans les principaux organes d'absorption ou d'élimination.

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