‹ Contribution à l'Étude Toxicologique de La MorphineChapitre 55 sur 56 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Pins ce travail, nous nous sommes proposé de faire une étude médico-légale de la morphine, en nous plaçant surtout au point de vue de l'expertise chimique. Nos efforts ont donc eu pour but de préciser les méthodes qui nous semblent les meilleures pour caractériser cet alcaloïde et pour l’isoler des organes. Au cours de nos recherches, nous avons contrôlé des méthodes déjà connues, nous en avons modifié certaines, nous en avons fait connaître de nouvelles. D'autre part, sans cepen- : dant trop nous avancer sur un terrain qui n’est pas le nôtre, celui de la physiologie, nous avons donné notre oxinion sur certains points controversés de l’histoire de la morphine.

De nos recherches nous avons tiré les conclusions suivantes :

I. — De très nombreuses réactions ont été proposées pour caractériser la morphine. Or, pour caractériser un alcaloïde. en toxicologie, il importe de ne pas disperser ses efforts, mais au contraire de les concentrer pour éviter autant que possible les insuccès. Il importait donc entre toutes les réactions connues d’en choisir une ou deux, pas plus, permettant de caractériser la morphine avec le maximum de sensibilité et de sécurité. Nos essais nombreux nous ont montré que la réaction de Marquis-Denigès et la réaction apomorphinique de Denigès permettent d’atteindre ce but. D'autre part, nous avons donné une technique très simple permettant d'effectuer successivement ces deux réactions sur le même résidu alcaloïdique, ce qui répond parfaitement à cette idée de.ne pas disperser les efforts de l'expert et de leur conférer le maximum de chances

de réussite.

IL — Le terme de la réaction apomorphinique de Denigès est une coloration verte d’une remarquable fixité; cela nous a permis de la mettre à profit, non seulement en usant d’étalons morphiniques, mais aussi au moyen d’une gamme étalon

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