‹ Contribution à l'Étude Toxicologique de La MorphineChapitre 9 sur 56 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Dans le courant du xvn° siècle, vers 1650, Boyle [1], pour rendre l’opium plus actif, imagina de faire agir sur le suc de pavot le carbonate de potassium et l’alcool. Ce procédé permettait de concentrer les principes actifs dans un mélange plus ou moins pur. Mais on n'était guère plus avancé pour cela et l’on en était réduit à dire que l’opium fait dormir parce qu'il possède « une propriété dormitive ».

De longues années devaient s’écouler avant que l’on réussit à en isoler le principe actif le plus important. C’est seulement au début du x1x° siècle, en 1803, que Derosne [2], pharmacien de Paris, obtint, en faisant l’analyse de l’opium, un produit cristallisé qu'il étudia (notamment au point de vue de sa solubilité) et auquel il donna le nom de « sel essentiel d’opium ».

À peu près à la même époque, en 1804, Seguin (qui fut chimiste des armées de la Révolution et du Consulat), dans une note lue à l’Institut, indiqua les résultats obtenus par lui au cours de ses recherches sur l’opium. Il annonçait avoir trouvé,

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