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Dosage du benzène

dans le sang et les organes

Les méthodes utilisées sont, le plus souvent, la simple application au benzène, séparé préalablement du sang et des organes, des techniques précédemment décrites. Tous les auteurs isolent donc, dans un premier temps, le benzène du sang ou des tissus. Seule I. D. GaDasxin [77] effectue la nitration directement sur le sang.

Méthode dérivée de la réaction de HALPHEN, utilisée par I. D. GADASKIN [77].

Le dinitrobenzène, formé par nitration directe du sang contenant le benzène, est extrait par l’éther, isolé et réduit au bain-marie bouillant par le chlorure stanneux chlorhydrique. Après alcalinisation, la paraphénylènediamine formée est extraite à l’éther, puis condensée, après élimination de l’éther, avec la diméthylphénylènediamine. On oxyde enfin par l’eau oxygénée à douce chaleur. Il se forme du violet neutre en quantité proportionnelle au benzène mis en jeu. Un coton trempé dans cette solution prend une coloration dont l'intensité permet l'évaluation du benzène.

La sensibilité est, d’après l’auteur, de 14 mg. par litre.

Le dosage est gêné par une coloration rosée accessoire, due à l’action de l’acide nitrique sur les protides du sérum.

Aussi tous les autres auteurs ont-ils séparé préalablement le toxique des viscères. Cette séparation peut s'effectuer :

1) Par distillation avec ou sans entraînement à la vapeur d’eau.

2) Par entraînement du benzène par barbotage d’un courant d'air dans le sang.

3) Par combinaison de ces deux procédés : distillation suivie d'entraînement par l’air du benzène du distillat.

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