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I. — MÉTHODES PAR DISTILLATION

Dans presque toutes les méthodes utilisant la distillation, le dosage est terminé par transformation du benzène en son dérivé dinitré.

Cette opération devant s'effectuer par action d'acides concentrés, ne peut se faire directement sur le distillat. Une seconde opération est nécessaire pour isoler de ce distillat aqueux, par un solvant organique, les faibles quantités de benzène qui s’y trouvent dissoutes. Ce solvant ne doit pas être attaquable par le mélange sulfonitrique puisque la nitration se fera en sa présence.

Méthode de G. JOACHIMOGLU |107|.

La première technique proposée, la seule utilisée d’ailleurs Jusqu'à ces dernières années, est due à G. JoacHimoazu [107]. Ayant essayé plusieurs solvants, pour l'extraction du benzène du distillat, cet auteur a adopté finalement le tétrachlorure de carbone qui lui à donné les meilleurs résultats.

L'auteur ne retrouve que 55 à 60 p. 100 du benzène ajouté à des bouillies d'organes. Il attribue ce fait aux pertes qui auraient lieu pendant la distillation et surtout au cours du traitement du distillat par Je tétrachlorure de carbone. Celui-ci, n’entraînerait pas tout le benzène, réparti suivant son coefficient de partage entre les deux liquides. Cette méthode fut utilisée par A. O. Gerrer [79] qui accélère la distillation par entrainement à la vapeur d’eau et épuise le distillat par agitation, à plusieurs reprises, avec le tétrachlorure de carbone. G.F. KoPPENHÔFER | 116] retrouve, dans ces conditions, 80 à 85 p. 100 du benzène ajouté par lui aux organes. On peut se demander ce que deviendrait ce pourcentage, si, au lieu d'opérer sur des mélanges synthétiques : organes + benzène, on effectuait le dosage dans les viscères d'animaux intoxiqués, la fixation du benzène étant très différente dans les deux cas et beaucoup plus intime dans le second.

J. PeLrzer [167] emploie cette même méthode, mais caractérise et dose le benzène colorimétriquement, par la réaction de

(ex.

J. V. Jaxovsky [105]. Il prétend déceler ainsi deux millièmes de milligramme.

Méthode de VON SZECSENYI-NAGY [196].

La réaction de J. V. JaAnovsky [105] est utilisée également par Von SzECSENYI-NaGY [196] qui, contrairement aux autres auteurs, nitre directement le benzène dans le distillat.

Le toxique est séparé de la bouillie viscérale, par chauffage à 90°, dans un appareil distillatoire. Le benzène passe en premier lieu, il est reçu dans le mélange nitrant refroidi. On élève ensuite la température, pour rincer l’appareil. Le mélange acide est finalement dilué, alcalinisé et traité par l’éther. Après évaporation, le résidu, constitué par du métadinitrobenzène, est repris par l’acétone et alcalinisé par la soude. La portion acétonique, colorée en violet, est décantée, puis examinée au photomètre, préalablement étalonné, à l’aide d’une solution titrée de dinitrobenzène.

La réaction est très sensible et permet de déceler 0 mg., 066 de benzène dans 100 em”. Par contre, le rendement d'extraction n’est que de 70 p. 100, par rapport à la quantité théorique.

Enfin $. I. PEearce, H. H. ScHRENKk et W.P. VanT [166] appliquent pour le sang et les organes, après distillation, la méthode qu'ils ont décrite pour le dosage du benzène dans l'air.

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