CONDITIONS DE VIE DES ANIMAUX À L'INTÉRIEUR DE LA CAGE
Lorsqu'on veut étudier sur des animaux l’action prolongée d’un toxique, par mhalation, il est nécessaire de les placer dans
une atmosphère qui, indépendamment de la présence de ce toxique, soit de composition normale pendant toute la durée de l'expérience.
Cette constatation générale prend une importance plus grande encore dans le cas du benzène, puisque le séjour en atmosphère confinée peut provoquer la polyglobulie et que, d'autre part, I. J. Lirsoiz [140] a pu montrer récemment, sur des Souris intoxiquées par le benzène à diverses concentrations, que l'effet toxique augmentait avec l’élévation de la température ambiante.
Lorsqu'un animal vit en milieu confiné, l'atmosphère s’appauvrit en oxygène et s'enrichit en anhydride carbonique et en vapeur d’eau, en même temps que la température s'élève.
L’atmosphère renferme normalement 21 p. 100 d'oxygène et 0,05 p. 100 environ d’anhydride carbonique.
On donne généralement comme conditions physiologiques limites :
COR 5, D 1100 OPEL Hp r100 Température <7 250
60 p. 100 État hygrométrique 70 p. 100
Dans une étude préalable, nous avons recherché les variations de l’état hygrométrique, de la température et, par des prélèvements échelonnés de l’atmosphère, les modifications des taux d'oxygène et d’anhydride carbonique, lorsque divers animaux, Chiens, Lapins, Rats, séjournent plus ou moins longtemps dans la cage. L'analyse des gaz a été faite avec l’eudiomèêtre de PLANTEFOL.
L'état hygrométrique est mesuré à l’aide du psychromètre. Celui-ci se compose de deux thermomètres complètement isolés et dont l’un est enveloppé d’une mèche de coton constamment mouillée. Le degré d'humidité se déduit de la différence des indications des deux thermomètres. Plus cette différence est grande, moins il y a d'humidité ; au contraire, si les deux thermomètres indiquent la même température, l'humidité de l'atmosphère
serait, à son maximum, représentée par 100.
De cette étude nous avons pu conclure que, dans les conditions de nos expériences, la température, l’état hygrométrique, les teneurs en oxygène et en anhydride carbonique restaient dans les limites indiquées précédemment.
Nous devons noter que, en dehors des réactions provoquées par le toxique, les animaux n’ont manifesté aucune répulsion vis-à-vis du dispositif d'intoxication. Le Chien IIT seul manifesta son impatience en frappant contre le carreau de la cage et en s’efforçant d’arracher ce qu’on laissait à sa portée. Les autres Chiens en intoxication chronique étaient au contraire habitués au traitement Journalier et montaient d'eux-mêmes dans la cage. Nous avons même constaté un Jour le fait suivant. Le dispositif fournissant le benzène n'ayant pas fonctionné, l’animal refusa de descendre de la cage et l’on put alors recommencer immédiatement la séance d’intoxication. Une impression d’euphorie à d’ailleurs été signalée par des ouvriers manipulant le benzène.