‹ Contribution À L'Étude Toxologique Du BenzèneChapitre 38 sur 84 · CAGE RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

CAGE RESPIRATOIRE

Les cages respiratoires utilisées varient suivant les expérimentateurs. Pour les petits animaux, on se contente souvent de cloches de verre, à bord rodé, adhérentes à une surface dépolie. Pour les autres, on utilise des chambres à gaz, de formes et de dimensions variables, pouvant être closes hermétiquement, des orifices ayant été ménagés pour l'entrée et la sortie de l'air et pour permettre les prélèvements.

On ne peut obtenir, dans les cages, une concentration homogène en vapeurs toxiques, sans une ventilation constante ; c’est ainsi que K.B. LEHMANN [133] trouve, qu’en l’absence de ventilation, la concentration de l’air en benzène est quatre fois plus forte à la partie inférieure qu’à la partie supérieure.

Le ventilateur est placé, soit contre la cloison où se trouve l’orifice qui amène le courant d’air, soit en position horizontale à la partie supérieure de la cage. Il est séparé des animaux par un grillage. Lorsque l'air est ainsi brassé la forme de la cage n'intervient pas. La chambre à gaz, utilisée pour nos expériences, est une enceinte parallélipipédique en tôle épaisse emboutie, vernie intérieurement. Elle possède quatre orifices latéraux circulaires de 2 cm. de diamètre pouvant être fermés à l’aide de bouchons. La cage a les dimensions suivantes :

LAreure nr eee RD EN = C0 Protondeut in nn O0 m., 40 dE ER TONNERRE ET 0 m., 50

soit un volume de 0 m* 160.

L'une des faces, vitrée, est mobile autour d'une charnière latérale et constitue la porte. Elle permet l'introduction des animaux et l'observation constante de leur comportement. Cette porte, munie d’un joint en caoutchouc, peut être fermée hermétiquement à l’aide de 10 vis à pression.

L'animal repose sur un treillage de fer galvanisé. Un plateau de tôle, placé au-dessous, permet de recueillir les urines. Le ventilateur (V) disposé contre la paroi supérieure de la cage est protégé par un grillage, il est mû par une petite dynamo (F) réglée par un potentiomètre et tourne à la vitesse de 60 tours minute. Un thermomètre et un psychromètre fixés dans la cage, près de la vitre, permettent de suivre les variations atmosphériques. L'air chargé de benzène arrive par un des orifices latéraux et ressort par les deux orifices opposés, de telle façon que la surpression soit nulle à l’intérieur de la cage.

K. B. LEHMANN [133], puis son élève O. BAMESREITER [7] réalisent, avant l'expérience, l'atmosphère toxique dans la cage, par passage d’air chargé de benzène pendant trente minutes. L'animal est alors introduit par une trappe. Nous avons jugé plus simple de réaliser cette atmosphère toxique de départ, par évaporation instantanée du benzène dans la cage, aussitôt après sa fermeture. Dans ce but, on verse par l’orifice restant libre, le benzène, à l’aide d’une pipette, à la surface d’un papier filtre entourant une ampoule électrique (G). L'orifice est bouché et la chaleur produite par l’ampoule allumée, évapore le benzène que le ventilateur répartit immédiatement d’une façon homogène. L'heure et les indications des appareils de mesure sont notées et la circulation d’atmosphère toxique est aussitôt commencée. Nous avons recherché, à plusieurs reprises, par notre méthode spectrométrique, si la teneur en benzène de l’atmosphère de la cage, correspondait à celle indiquée par le calcul. Les résultats ont toujours coïncidé à moins de 10 p. 100 près. Des prélèvements faits dans la cage, à différents niveaux, ont présenté la même teneur en benzène. Enfin, la constance de ce taux, au cours de l'opération, a été vérifiée par des pesées, à intervalles réguliers, du récipient renfermant le toxique et calcul de la concentration en benzène de l’air insuffé.

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