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Un mois
Avant la saignée # Lee après la saignée
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Nous avons pensé que, dans ces conditions, nous étions en droit de négliger les modifications résultant des saignées
et que, le Chien, de ce fait, se prêtait très bien à notre expérimentation. Malheureusement cet animal s’était montré, jusqu'à présent, réfractaire à l’intoxication chronique par voie pulmonaire.
K. B. LEHMANN [134] n’a pu la provoquer sur deux Chiens placés quotidiennement 5 à 9 heures par jour dans une atmosphère renfermant 9 mg. de benzène par litre, l’un pendant 27 jours, l’autre pendant 35 jours. Leur poids a augmenté et les animaux ont fort bien supporté cette épreuve. Leur sang ne présente pas d’altérations dignes d’être mentionnées sauf une augmentation du temps de coagulation. L'auteur conclut qu'aux doses utilisées le benzène n’est pas toxique pour ces animaux. B. LuiG [142] faisant inhaler à des Chiens, dans des conditions tout à fait analogues, 7 à 8 heures par jour pendant 23 à 35 jours, des vapeurs de benzène à la concentration de 10 mg. par litre, ne parvint pas non plus à produire, sur les animaux, des symptômes caractéristiques d'intoxication. Malgré les échecs de ces auteurs, nous avons néanmoins choisi le Chien pour nos expériences d'orientation, au cours desquelles nous voulions effectuer un assez grand nombre de dosages sur un même animal.
Nous pensions, en cas d'échec, pouvoir apporter, par des examens sanguins répétés, quelques éléments nouveaux éclairant le mécanisme de la grande résistance de cet animal à l’intoxication benzénique.
Nous avons, par la suite, poursuivi nos recherches sur d’autres animaux.
Nous avons éliminé le Chat qui, comme l’a montré K. B. LEeHmaAnNx [134], résiste mal à l’intoxication chronique, puisque la plupart des animaux meurent rapidement d'accidents pulmonaires.
Nous avons utilisé le Lapin, bien qu'il présente pour les recherches qui nous occupent un gros inconvénient, la composition de son sang subissant d'importantes variations, souvent inexplicables, susceptibles de conduire à des interprétations erronées.
De plus, il ne permet pas, comme le Chien, de nombreux prélèvements de quantités importantes de sang. Nous avons
atténué la première difficulté en opérant surun lot de six animaux, afin de neutraliser autant que possible les variations individuelles et, la seconde, en limitant le nombre des saignées. Nous n’avons fait à chaque animal, que trois prises de sang : une témoin, avant l’intoxication, une seconde après un mois d'intoxication, enfin la dernière après le mois de repos qui suivit la période précédente. La régénération sanguine du Lapin étant rapide nous estimons négligeable, dans ce cas, l'influence de la saignée.
Le Cobaye, à été utilisé par quelques auteurs dans leurs recherches expérimentales sur l’intoxication benzénique. G. FoNTANA [69] à pu, par la voie sous-cutanée, provoquer la leucopénie chez cet animal. Néanmoins, le Cobaye est assez résistant à l’intoxication et, d'autre part, une prise de sang de quelques centimètres cubes bouleverse très profondément sa formule sanguine. Nous avons voulu, malgré tout, étudier son comportement à l’intoxication en prenant la précaution de laisser l'animal revenir à la normale après la prise de sang témoin.
Nous avons enfin expérimenté sur le Rat blanc qui s’est montré, entre les mains de J.J. BarcHeLor [9], sensible à l’intoxication benzénique, même à des doses très faibles.
Ce n’est donc pas, en réalité, un choix que nous avons fait, puisque nous avons expérimenté sur presque tous les animaux de laboratoire. Nous espérions ainsi écarter les variations dues à l'espèce utilisée et chercher, en outre, si certains faits, par leur généralité, étaient susceptibles d'illustrer l’intoxication benzénique.
Au cours de l’expérience, les animaux ont été maintenus dans les meilleures conditions d'hygiène: et abondamment pourvus de nourriture. Ils étaient pesés chaque semaine et leur formule sanguine était déterminée périodiquement.
Les Chiens étaient laissés en liberté dans une grande pièce bien aérée et promenés régulièrement, Ils étaient nourris de soupe et de viande cuite. Ces animaux étant presque toujours parasités, atteinte se manifestant par une éosinmophilie notable, nous leur
avons administré, per os, avant de les mettre en expérience, 6 à 8 capsules de fougère mâle et calomel. A une exception près, ce traitement a suffh à les débarrasser définitivement de leurs parasites.
Les Lapins et les Cobayes vivaient séparés dans des cages grillagées, surmontant un plateau destiné à recueillir les excréments et détritus. Ils étaient nourris de fourrage vert, de feuilles de choux et de son.
Les Rats blancs avaient été divisés en 2 lots, l’un destiné à lexpérimentation, l’autre servant de témoin. Chacun de ces lots était placé dans une grande cage métallique du modèle décrit plus haut. Ils étaient nourris de pain trempé dans du lait.