‹ Contribution À L'Étude Toxologique Du BenzèneChapitre 46 sur 84 · A. — EXAMENS PRATIQUÉS SUR LE SÉRUM · texte numérisé non relu

A. — EXAMENS PRATIQUÉS SUR LE SÉRUM

l° Dosage de l’urée.

Nous avons utilisé la méthode gazométrique à l’hypobromite de sodium.

2’ Dosage du cholestérol total.

Nous avons choisi la méthode de GRIGAUT.

Le cholestérol, libéré par saponification à l’aide d’alcool sodé, est extrait par l’éther. Après évaporation de celui-ci et reprise par le chloroforme, 1l est évalué colorimétriquement par la réaction de LIEBERMANN.

3° Dosage du calcium.

Nous avons opéré selon la technique de Ch.-0. GUILLAUMIN [84]. Le calcium est séparé à l’état d’oxalate, dans le sérum préalablement minéralisé. L’acide oxalique lié au calcium est

dosé par manganimétrie. On en déduit le calcium.

4 Dosage des protides totaux et détermination du rapport sérine/globuline.

Nous avons utilisé la méthode de A. ApNoT [3], [149] qui a l'avantage d’être très rapide et de n’exiger que 2 em” de sérum, L'opération s'effectue dans deux tubes à centrifugation, tarés, où 1 em° de sérum est précipité par l’acétone, celle-ci étant ensuite

séparée par centrifugation. Le précipité est remis en solution dans l’eau salée et on effectue une nouvelle précipitation des protides, par l’acétone. Ces opérations ont pour but de détruire le complexe lipido-protidique et d'éliminer les lipides ainsi que la majeure partie des électrolytes. Une dernière centrifugation permet, après dessiccation, la pesée, dans l’un des tubes, des protides totaux. Dans l’autre tube, dont le contenu est redissous dans l’eau bi-distillée, les globulines sont précipitées, de la solution de protides délipidés, par un courant de gaz carbonique, amenant automatiquement la solution à pH 5,5. On pèse après dessiccation. La sérine est obtenue par différence. Cette technique, nous à donné des résultats identiques à celle de F. KAYSER [112]. Elle présente toutefois l'inconvénient de n'être pas valable dans tous les cas ; c’est ainsi que dans certains sérums, où les globulines sont particulièrement labiles, les protides ne sont pas précipitables par l’anhydride carbonique, même après repos de 24 heures. e cas s’est produit chez certains Lapins et chez deux Chiens soumis à l’intoxication chronique.

5° Dosage des polypeptides.

Désirant effectuer, au cours de nos recherches, le dosage des polypeptides du sérum, nous avons utilisé une méthode mise au point, dans le service de M. le Professeur René FABRE, par notre collègue Yves RAOUL.

Dans la méthode d’ApNor, les liqueurs acétoniques, utilisées pour la précipitation des protides, entraînent tout l’azote non protéique correspondant à l’urée, à l’acide urique, à la créatinine, aux polypeptides, ainsi qu'aux acides aminés et à l’ammoniaque du sérum sanguin. Ce taux d'azote non protéique sera facilement déterminé, par une kjeldahlisation du résidu de l’évaporation des liqueurs acétoniques, suivie d’une distillation, dans l'appareil de PREGL, de l’ammoniaque formée aux dépens de cet azote.

De ce chiffre ainsi déterminé, il suffit de soustraire l’azote de l’urée, déterminé gazométriquement, pour obtenir une fraction d'azote qu’on peut considérer comme correspondant à l'azote polypeptidique.

La minéralisation du résidu se fait par 5 em* d'acide sulfurique pur ajoutés, par petites fractions, sur l'extrait à détruire, afin de l’entraîner en totalité dans le micro-kjeldahl ; une trace de sulfate de cuivre sert de catalyseur. L’ammoniaque distillée est dosée en présence d’alizarine par l'acide sulfurique N/100 dont 1 cm’ correspond à 0 g., 00014 d’azote. Le taux de l'azote polypeptidique du sérum du Chien est normalement de 0 9, 15 à O0 g., 20 par litre.

6’ Dosage des lipides totaux.

Ce dosage a été effectué selon la technique de A. GRIGAUT, A. Bourroux et A. Copounis [82], dont le principe est le suivant : les protides du sérum sont précipités par 5 parties d'alcool à 95° et le coagulum est soumis à l’épuisement continu par l’alcool, pendant 6 heures, dans un appareil de Kumacawa et SUTO.

Les filtrats alcooliques et les liqueurs provenant de cet épuisement sont réunis. Ils contiennent la totalité des lipides de l’échantillon. Après distillation de l’alcool, sous vide, le résidu est repris par l’éther, qui laisse insoluble les lécithines.

Cet éther filtré est recueilli dans un cristallisoir taré, et évaporé à basse température. Le résidu, desséché pendant 5 heures à la température de 509 et pesé, donne le taux des lipides de l’échantillon. La pesée du coagulum protidique, recueilli lors de sa précipitation sur deux filtres équilibrés, permet de vérifier le chiffre des protides totaux obtenu par la méthode d’ADNOT.

7° Recherche des pigments biliaires.

Nous avons utilisé la méthode de FoUCHET [64].

Sous l’action combinée d’un agent coagulant et d’un oxydant (acide trichloracétique et perchlorure de fer), le coagulum protidique du sérum, prend une coloration verdâtre plus ou moins intense, due à la biliverdine produite.

En comparant la teinte obtenue avec des sérums témoims, contenant une quantité connue de bilirubine, on peut faire un dosage approximatif.

Cette méthode permet d'apprécier une teneur en bilirubine

de 1 p. 60.000.

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