TESTS DIVERS
Le test de BRAM est basé sur le principe d' une tolérance particulière des hyperthyroïdiens à la quinine. Si cette tolérance s’est avérée exacte dans certains cas, quelques auteurs, notamment SAINTON et SCHULLMANN, l'ont trouvée en défaut dans 8 cas sur 10. Il ne saurait donc être question de faire de cette épreuve un procédé de diagnostic sûr.
La réaction de KOTMANN consiste à observer les variations de couleur du sérum duj patient, additionné d'iodure de potassium et de nitrate d'argent sous l'influence de la lumière. Le temps que met la coloration brune à apparaître permettrait de poser un diagnostic différentiel des états de dysfonctionnement thyroïdien ; elle serait en effet retardée chez les hyper et accélérée ht hypo par rapport à un sérum normal étalon. Cette réaction est trop inconstante pour être utilisée de façon utile.
HAZARD a montré, en 1948, que le sérum sanguin possède la propriété d’hydrolyser la novocaïne ; la mesure du taux d'hydrolyse, après un quart d'heure, permettrait de distinguer les différents états de dysthyroïdie, cette hydrolyse étant importante dans la maladie de Basedow et, au contraire, assez faible dans le goitre simple et dans le myxœdème.
La vitesse circulatoire est augmentée dans l’hyperthy- roïdie’et diminuée dans l’hypothyroïdie.
Le temps de réduction de l'hémoglobine n’est guère intéressant que pour le diagnostic du myxædème. En effet, le temps que met l’oxyhémoglobine à se transformer en hémoglobine réduite est, chez ces derniers, de l’ordre de 5 minutes. Chez l'individu normal, il oscille autour de 20-40 secondes. Chez l’hyperthyroïdien, dont, en principe, .
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les besoins en oxygène sont plus marqués, ce même temps est
de l’ordre de | [2 à 2 minutes:
Deux autres épreuves méritent une investigation supplémentaire. La première est basée sur un principe anciennement découvert par Vicouroux. Cet auteur remarqua, en effet, dès 1878, que la résistance électrique du corps humain était très diminuée chez l’hyperthyroïdien par rapport à celle de l'individu normal. Plus récemment, s'inspirant de ce principe, Mme BRAZIER a proposé le test électrique de l'angle d' imdépendance qui dépend non seulement de la résistance, mais encore de la capacité électrique. Selon Mme BRAZIER et SAINTON, les valeurs trouvées par cette mesure de la perméabilité des tissus au courant électrique seraient uniquement sous l'influence de l’état thyroïdien. Cette perméabilité serait augmentée dans l’hyperthyroïdie, diminuée dans l’hypothyroïdie.
Enfin, l'interférométrie ne semble pas donner de résultats intéressants (*).