LES DOSAGES PROPREMENT DITS
Nous n'insisterons pas sur la négativité des tests faits chez 10 sujets suspects de maladie de Graves-Basedow et dont la symptomatologie résumait parfaitement ce qui est connu depuis longtemps comme le ( parabasedowisme ».
Sur 12 malades présentant tous les signes cliniques de la maladie de Basedow, nous avons obtenu 6 réponses positives et 6 négatives. Ce fait nous a-paru surprenant au premier abord, mais une étude clinique plus poussée de nos malades
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nous a permis de dégager une notion qui nous paraît fondamentale + les 6 basedowiennes dont le sang ne put atténuer l'hyperplasie thyroïdienne de nos animaux étaient toutes dans une phase avancée de leur maladie. L'une d'elles mourut de crise dite (thyrotoxique » le lendemain de l'intervention ; une autre reprit son équilibre, y compris son poids normal, à l’aide d’une thérapeutique mixte (paraoxypropiophénone et thyroxine) : les 4 dernières purent être opérées sans difficulté grâce à une reconstitution de leur charge iodée.
Les 6 malades qui donnèrent une réponse positive constituent un lot très homogène, le sang ayant été prélevé au plus tard dans les trois mois qui suivirent le début de l'affection. Toutes ces malades. sauf une, ont bénéficié grandement du traitement médical.
Nos constatations sont à rapprocher, nous semble-t-il, des résultats du dosage de l'iodémie protidique chez les basedowiens. Nous avons, dans la première partie de cette thèse, rappelé les chiffres trouvés chez les basedowiens. Citons maintenant quelques lignes d'un article récent consacré à ce sujet : (Si l’iodémie est élevée chez les hyperthyroïdiens souffrant depuis neuf mois ou moins, les malades non traités dont l’origine de l'affection remonte à un an ou plus, peuvent avoir une iodémie normale ou même basse. Ces observations sont en accord avec les résultats des études cliniques et histologiques, qui ont montré que la quantité d’iode contenue dans les thyroïdes enlevées à des patients non traités atteints de thyréotoxicose depuis plus d'un an, était diminuée. On pourrait supposer que la déplétion de l'iode de la glande de goitreux de cette sorte conduisait à une rémission spontanée. Cela est arrivé quelquefois, mais on observe cependant aussi des cas sévères de Basedow installés depuis longtemps dans lesquels l’iode est indosable dans le sang, en quantité négligeable dans l’urine et fortement déficient dans la thyroïde. La pathogénie de la thyréotoxicose chez des hyperthyroïdiens qui ont épuisé leur provision d'iode, n’est pas encore élucidée » (DouRCY DE LANDTSHEER, | 15). : |
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PErkIN (116), dans un travail antérieur, exprime le même fait, alors que CURTIS et FERTMAN (117), CURTIS et SWENSON (118), Rices, MAN et WinkLeR (119) trouvent que l'iodémie s'élève au fur et à mesure de l’évolution de la maladie. La valeur des résultats de CURTIS et de ses collaborateurs nous semble discutable. Si on soumet à l'analyse leurs cas cliniques, il paraît difficile de les admettre comme des basedow : l'un de leurs malades n'évoluait-il pas depuis trente ans? L’exophtalmie n'est-elle pas considérée par eux comme un signe contingent (118)?
Retenons donc des travaux de PERKIN, de DOURCY DE LANDTSHEER, que l'iodémie des basedowiens présente des fluctuations au cours de l’évolution de la maladie et qu'au bout d’un an environ, elle a une nette tendance à s’abaisser, sinon à devenir normale. C’est, en tout cas, cette interprétation que nous aurions tendance à invoquer ici, le contexte clinique de nos malades nous paraissant particulièrement démonstratif.