CONCLUSIONS
Nous rapportons dans ce travail le résultat de recherches poursuivies depuis deux ans au Laboratoire de Pathologie générale ét expérimentale.
Nous proposons un nouveau test d'appréciation de l'hormone thyroïdienne-circulante chez les sujets hyperthyroïdiens. Ce test est basé sur la notion d’antagonisme entre les antithyroïdiens de synthèse et l'hormone thyroidienne, celle-ci inhibant ou diminuant, selon les doses, l'hyperplasie de la glande thyroïde de rats blancs de 21 jours recevant du propylthiouracile.
Les animaux (rats blancs impubères de 21 jours, pesant de 35 à 40 grammes) reçoivent une alimentation standard équilibrée. Le propylthiouracile est donné dans l’eau de boisson. Les produits à tester (thyroxine, protéines iodées, sérum sanguin de basedowiens) sont injectés quotidiennement par voie sous-cutanée pendant 10 jours. Sacrifice le 11° jour et prélèvement des thyroïdes, fixation au Bouin et coloration à l’hématéine-éosine.
L'appréciation de l'activité thyroïdienne du produit à tester est basée sur les modifications de la hauteur cellulaire des vésicules thyroïdiennes.
Nous avons ainsi abouti aux conclusions suivantes ; nous avons constaté :
1° Des images d'hyperplasie thyroïdienne indiscutable chez les animaux recevant le propylthiouracile seul ;
2° Une mise au repos évidente des thyroïdes d'animaux recevant la thyroxine à raison de 1/2 * en même temps que le propylthiouracile ;
LG
30 Des images histologiques d'aspects très variables en remplaçant la thyroxine par les protéines iodées (naturelles »,
49 Le sérum sanguin de basedowiens injecté à raison de | cc. par jour pendant 10 jours (chez six de nos malades sur les douze étudiées) amène une importante modification de l'hyperplasie thyroïdienne due au thiouracile, dans le sens d’une régression des signes d’hyperactivité ;
Les six malades(qui nous ont donné une réponse positive étaient toutes au début de l’évolution de leur affection. Inversement, les six dont le sang ne put atténuer l'hyperplasie thyroïdienne étaient toutes des basedowiennes anciennes. Les constatations sont à rapprocher, semble-t-il, des résultats du dosage de l'iodémie protidique chez les basedowiens, le taux en redevenant normal ou même bas chez les malades évoluant depuis un an ou plus ;
5° Aucune modification de Fhyperplasie thyroïdienne avec le sérum de sujets dits « parabasedowiens ».
En terminant, nous esquissons une discussion sur la valeur pratique de notre méthode, dont la mise-au point « , « . . > . .
constitue le terme d’une première série d’investigations.