IT. — INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
a) Axolotl.
Il semble donc bien que l’animal le plus intéressant à utiliser soit l’axolotl si l’on considère que point n’est besoin de tenir compte du stade de croissance des animaux. En effet, l’axolotl, qui est la forme larvaire d’une salamandre mexicaine, ne subit pas sous nos climats de métamorphose spontanée. Celle-ci ne se produit que sous l'influence de certains facteurs bien déterminés par de nombreux auteurs : traitement à base de thyroïde, d'extraits thyroïdiens ou de thyroxine (8-15), modification de la température (16)...
Les processus de métamorphose de l’axolotl sont, depuis la description de B.-M. et E.-V. Zavapowskt (8) catalogués de façon bien précise. La détermination du test se fait par la mesure du temps qui sépare le début de la métamorphose du début du traitement à base de thyroïde (temps de latence).
b) Tétards.
Jci, l'interprétation est basée non plus sur la détermination du ( temps de latence », mais sur la rapidité avec laquelle s'effectue la métamorphose des tétards en expérimentation, par rapport à celle d'animaux témoins. Plus intéressante encore: est la méthode de ROTH qui consiste à déterminer ce que l’auteur appelle le « coefficient somato-catapodique », terme qui désigne tout simplement le rapport entre les dimensions du tronc d’une part, et celles des membres postérieurs d'autre part.
Contrairement à ce que nous avons dit pour les axolotls, il est indispensable pour les tétards de noter soigneusement — et ceci grâce à la gradation de KOLLMANN (17) — à quel stade de développement en sont les animaux lors de la mise en train des expériences, sous peine là encore de fausser les résultats par la seule accélération d’une métamorphose naturelle.