‹ Contribution à l'histoire de la pharmacie en SavoieChapitre 38 sur 43 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Le Traité de Turin replace définitivement le Duché de Savoie sous la législation française ; la pharmacie se trouve de nouveau sous le régime du 21 germinal an onze, modifié, complété par quelques dispositions ultérieures (377).

L'année 1860 assure la transition.

Les institutions sardes régissent encore les questions en cours, puis disparaissent.

«L'an 1860 et le 11 du mois de décembre, devant nous Vice-Recteur de l’Académie de Chambéry, s’est présenté monsieur Coudurier Jules Antoine né le 26 juin 1837 à Saint-Pierre-d’Albigny département de la Savoie, pour prendre l'examen de pharmacie, première épreuve, auquel il a été admis par arrêté ministériel du 3 décembre 1860 et étant nanti de tout ce qui est requis et prescrit par les règlements en vigueur.

Le candidat a été interrogé par la Commission examinatrice sur les matières suivantes savoir : 1° sur la physique générale, 2° sur la chimie générale, 3° sur la pharmacie théorique.

Ce premier examen étant régulièrement terminé, il a été procédé à la votation collective qui a donné les résultats suivants : 22 points sur 30.

. En conséquence, le candidat a été approuvé pour cette première épreuve.

La Commission examinatrice a prescrit ensuite les matières suivantes pour les chefs-d’œuvre à composer savoir : 1° protoiodure de mercure, 2° citrate de magnésie, 3° sirop de quinquina, 4° pastilles de chocolat à la vanille.

(377) Ordonnance du 27 décembre 1840. Loi du 5 juillet 1844. Loi

du 19 juillet 1845. Ordonnance du 29 octobre 1846. Décret du 22 août 1854. Décret du 3 mars 1859...

De tout quoi il a été dressé et signé le présent procès-verbal.

Signé à l'original : Zevort, Vice-Recteur, Revel, Bébert Calloud, examinateurs : Bouvard, secrétaire ». .« L'an 1860 et le 12 décembre, devant nous vice-Recteur de l'Académie de Chambéry, s'est présenté monsieur Coudurier Jules Antoine. pour prendre l'examen de pharmacie, deuxième épreuve.

Le candidat a été interrogé par la Commission examinatrice sur les matières suivantes savoir : 1° sur la toxicologie, 2° sur la pharmacie pratique et sur les chefs-d’œuvres prescrits, 3° sur la matière médicale, 4° sur la botanique, 5° sur les rapports des poids anciens avec les poids nouveaux.

L'examen étant régulièrement terminé et les chefs-d'œuvres vérifiés, il a été procédé à la votation collective qui a donné les résultats suivants : 18 points sur 30.

En conséquence, le candidat a été régulièrement approuvé pour ce deuxième et dernier examen... » (378).

Désormais, la pharmacie savoyarde suit le sort de la pharmacie française.

Aujourd'hui, le pharmacien, le pharmacien d’officine, dont le diplôme sanctionne une formation de plus en plus complète et dont l’activité s'exerce selon une réglementation très stricte, constate amèrement l'ignorance dont il est l’objet de la part d’un public abusé par l'aspect commercial de la médication, et de la part d’une administration aux vues sommaires.

Nous pensons ici que le praticien lui-même peut beaucoup:

Il doit savoir s'adapter aux impératifs inéluctables de l’actualité ; il ne doit abdiquer aucun de ses devoirs et de ses droits essentiels.

La connaissance approfondie de ce qu’il est reste la condition de la justesse de son attitude, gage de l'estime de tous.

(378) Arch. dép. Sav. Fonds Sarde, I. P. 48. Registre des procèsverbaux d'examens divers, 1860, p. 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 40, 41, 42, 78, 79, 80, 81, 82, 91, 92, 93, 94.

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