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des marchandises concernant l’art telles qu'elles soient des porteurs, passans, marchandz, qu’au préalable lesdites marchandises n'ayent esté visittées et vüces par lesdits jurez ou aultre de leur corps, commis en leur absence, pour estre distribuées, icelles marchandises et drogues ayant esté trouvées raisonnablement bonnes à chacun des maistres par esgalle portion, suivant le prix qui en aura esté faict et arresté entre lesdits jurez audit maistre et marchandz, sur peyne d'amende ».
A Versailles c’est la lutte contre les charlatans qui est engagée spécialement : « les gardes veilleront à ce qu'aucun charlatan ou autres gens sans aveu s’immiscent à vendre, débiter ou composer des drogues ou médicamens, emplâtres ou onguens ; et en cas qu'ils en trouvent, ils les pourront saisir en se faisant assister d’un Commissaire ou d’un Huissier, et se pourvoiront devant le Baïlli de Versailles, pour voir “ordonner la validité desdites saisies et la confiscation desdites drogues au profit de l'Hôpital, si elles sont trouvées bonnes, ou pour les faire brûler en cas qu’elles soient défectueuses ou de mauvaises qualités ».
Quant à la confrérie des apothicaires, les statuts d'Etampes et de Pontoise indiquent seulement que le nouveau maître aura à lui payer une certaine somme (six livres tournois à Etampes et quarante à Pontoise) pour l’entrelenance de la chapelle, pour le luminaire. A Versailles, les statuts précisent qu’ « il sera tous les ans célébré une Messe haute le jour de Saint Michel dans telle Eglise de Versailles que la Communauté choisira, à la fin de laquelle sera chanté Domine Salvum fac Regem, et les prières pour la précieuse conservation du Roi, et le lendemain une Messe de requiem pour le repos des âmes des défunts Maîtres Apothicaires ». Les absents sont frappés d'une amende de dix livres.
1. Saint Nicolas était le patron et le protecteur de la communauté des apothicaires. Chaque année, en exécution des articles 12 et 13 des statuts. le 9 mai, il devait être dit en l'honneur du Saint une messe basse et le lendemain une autre messe basse des trépassés pour le repos de l’âme des anciens maîtres.
D’après une note parue dans l'Echo de Saint Maclou sur les Corporations pontoisiennes à la fin du xvirie siècle, les chirurgiens, médecins et apothicaires avaient pour sants protecteurs, saint Côme et saint Damien dont la fête chômée était le 27 septembre et saint Crépin et saint Crépinien, martyrs, dont la fête «chômée était le 25 octobre.
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Le droit de confrérie, de 3 livres, est réduit à 30 sols pour les veuves, les apprentis et les garçons.
Les statuts de Versailles indiquent encore que la communauté ne pourra faire d'emprunts que s’ils sont consentis en assemblée générale, et que si la délibération les autorisant est homologuée au bailliage de Versailles.
Les statuts de Versailles, derniers en date, paraissent ainsi les plus complets, d'autant que, peu après, les Lettres patentes portant confirmation de ces statuts, les apothicaires se réunissaient (le 26 novembre 1764) pour établir un règlement pour la régie, administration et police de ladite communauté. Dans les 17 articles de ce règlement, sont prévus un Bureau de la Communauté, un Conseil spécial, une assemblée générale annuelle, des visites, l'examen des marchandises arrivant en ville, etc.
c) Révolution française. — Au moment de l'élection des représentants aux Etats-Généraux quelques apothicaires de Seine-et-Oise furent choisis comme délégués, soit comme représentants de leurs communautés, soit comme notables de leur pays.
A Pontoise, le 19 février 1789, la communauté des Apothicaires reçut l’avis suivant :
« A MM. les Apothicaires, M. Duverger, doyen.
« En exécution des ordres du roi, et conformément à l’article 16 du règlement du 24 janvier dernier, vous êtes prié de vouloir bien assembler votre compagnie lundi prochain 23 du présent mois, dans la matinée, pour délibérer et procéder à l’élection de 2 députés pour la rassembler à l’Assemblée du Tiers Etat de cette ville qui se tiendra à l'Hôtel de Ville mercredi 25 février à trois heures de relevée, et jours. suivants.
« Faït au bureau de la ville le jeudi 19 février 1789,
De Monthiers » 1, Et, le même jour, venait ce complément :
« Messieurs,
« Vu le petite nombre d'individus dont est composée votre communauté, le bureau de la ville croit devoir vous proposer de ne nommer qu'un seul député pour assister à l’assemblée générale du Tiers Etat