Pontoise, Bibliothèque Mallet
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D un
demeurant audit Pontoise, en son domicile audit lieu, en parlant à sa personne.
Que le signifiant leur déclare et insinue que, faute pour eux de luy avoir accordé acte de la présentation, qu’il leur a faite, de sa requeste tendant à le faire recevoir Me Appotiquaire de Pontoise il y a environ quatre mois, laquelle requeste ils n’ont répondu que le 25 du présent mois et an, ce qui est contraire aux statuts de toutes les communautés des appotiquaires du Royaume, ils (veulent) aujourd’hui poursuivre l'effet de la dite requeste dont il se désiste purement et simplement, sauf à luy de se pourvoir ainsy qu'il avisera bon estre en temps et lieu, protestant de nulité de tout ce qui a esté fait et pourroit estre fait au préjudice de la ditte signiffication ; et aux dits appotiquaires, au domicile dudit Chofflet, parlant comme dessus laissé la présente copie par moy soussignée.
Tryphaine »1.
Le lendemain, CHOFFLET et CoLsox répliquent :
« À Monsieur le lieutenant général de police de Pontoise :
« Supplient humblement Jean Chofflet et Adrien Colson, marchands Maitres apoticaires de la ville, faubourg et chatellenie de Pontoise. Disant, qu’encor bien que, par leurs statuts, il soit expressement décidé qu’il ne sera souffert aucun serviteur chez les veuves des Maïitres apotiquaires, pour conduire leur boutique, qu’il n’ait été au préalable examiné en présence des anciens médecins pour connoitre de sa capacité, néantmoins Cavron, veuve de François Bousquet, vivant aussy marchand apotiquaire demeurant en cette ville, se serait ingérée, depuis le deceds de son mary jusqu’à présent, de laisser conduire sa boutique par Claude Brechot qu’elle a auparavant supposé en avoir le mérite et la capacité ; mais peu certaine qu’elle étoit de ces bonnes qualités, elle luy auroit fait présenter sa requeste dans le courant du présent mois, pour parvenir à sa maitrise, et se mettre à couvert de la juste inquiétation des suppliants, qui auroient effectivement répondu cette requeste le 25 dudit mois dans l’idée, qu'ils avoient, qu'il se rangerait à son devoir, et qu’il subiroit les interrogations à ce nécessaires. Mais ce garçon de boutique, à l’instigation de la veuve Bousquet, se seroit désisté de sa demande par une signification du jourd’hier, sans que les suppliants en puissent deviner le motif, si ce n’est qu’ils proclament qu'il veut, aussi bien comme la veuve Bousquet, continuer ses exercices et s’ériger en Maitre, quoy qu'il ne le soit pas. Or, comme les suppliants ont, à leur égard, intérest de ne pas tollérer l'habitude et la fonction dudit Brechot, d'autant plus que le publicq s’y trouve infiniement intéressé ; en effet, il seroit d’une dangereuse conséquence qu’un homme comme Brechot, incapable d'exercer cet art, du moins il est réputé tel jusqu’à ce qu’il en soit reconnu capable par les suppliants, continue impunément l’exercice comme il fait, parce