Pontoise, Bibl. Mallet, Registre
FPE UN (Charles), Histoire de Beaumont-sur-Oise, Beaumont- -sur-Oise, 1890, P.
sr :
qui se consiste en cave, boutique et chambre basse, deux chambres haultes et garnier ; les dits lieux couverts de tuiles, tenant d’une part à l’auditoire, geôle et prisons de Corbeil, d’autre part sur le devant à Pierre Darbonne, et sur le derrière à une maison donnant rue Saint Jean, d'autre bout par devant à la place du Marché »1,
Cette maison avait été léguée à Hideulx par Marie Doublet, femme de Michel Lombert, par son testament du 17 juillet
Cette 42 partie de la maison du Mortier d'Or avait été louée quelques mois avant, le 8 janvier 1644, par Pierre Hideulx, moyennant un loyer annuel] de 47 livres 10 sols.
La ville de Corbeil fit démolir cet immeuble pour l’agrandissement de la place du Marché en 1865 ; elle en fit l’acquisition, à cet effet, de Paul Genret, pharmacien, qui la possédait depuis plus de 40 ans. C’est depuis cette époque que l’officine de pharmacie s’exploite dans une maison se trouvant en face ?.
e) Veuves. — Dans l’histoire des apothicaires de France, on constate de tout temps la situation privilégiée des veuves d’apothicaires. Selon l'ordonnance parisienne d'août 1484:
« Les femmes des maistres qui demeureront veuves pourront continuer, mener et conduire le faict des dicts mestiers et marchandises ainsi que le faisoient en leur vivant leurs maris tant et si longuement qu’elles se tiendront en viduité sans qu’elles soient tenues païer aulcune chose aux dites ».
Lorsque les apothicaires d'Etampes, de Pontoise et de Versailles rédigeront leurs statuts, ils n’auront garde d’enfreindre cette tradition.
A Etampes, « sera loysible aux femmes et enfans desdits maîtres durant leur viduité seulement de tenir et avoir boutique ouverte et d’exercer ledit art d’apothicaire espicier en ladite ville et fauxbourgs moyennant qu’elles ayent un serviteur de bonne vie suffisant et capa-
1. CREUZET (E.), « Recherches sur les enseignes et les vieilles hôtelleries de Corbeil », Bulletin de la Société historique et archéologique de Corbeil, d'Etampes et du Hurepoix. Damier, 1911, p. 107. É
2, Mme Paule SAVARE, dans sa thèse, sur l’Apothicairerie royale de Saint- Germain-en-Laye, reproduit un très intéressant inventaire de l'Hôpital de la Charité, en septembre 1791 (p. 69) et un mémoire relatif aux réparations faites en l’apothicairerie de cet hôpital en 1649. Ces documents fournissent une description très détaillée des lieux et des objets contenus. Il semble qu’il suffise de signaler ici leur publication dans cette thèse, il y a deux ans.
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ble et recognu tel par les maîtres jurés auxquels sera tenu se présenter pour être examiné et auparavant que d’entrer chez les dites veuves sans toutes foyes que pour cela ledit serviteur puisse prendre le titre et la qualité de maître ».
A Pontoise le délai de viduité n’est point précisé. tandis qu’à Versailles il est nécessaire en même temps que la présence d’ «un garçon expert, qui sera approuvé par les Gardes en charge et ne pourra aucune veuve céder son privilège ni boutique à son garçon, si elle ne demeure dans la maison et boutique et que la profession s’exerce en son nom ».
Cependant c’est à Pontoise qu’on rencontre le procès le plus caractéristique contre la veuve d’un ancien maître, François Bousquet, reçu apothicaire le 4 mai 1724. S'appuyant sur l’article XIV des statuts de la Communauté selon lequel ne pouvait « être souffert comme serviteur chez des veuves des maistres pour conduire leur boutique qu'ils n’ayent été au préalable examinés en présence des anciens et des médecins pour connaître de sa capacité », les deux maîtres Jean CHor- FLET et Adrien CoLson assignent la veuve Bousquet, qui se faisait aider de Claude Bléchot, devant le bailliage de Pontoise.
Cette assignation paraît entachée d’une certaine mauvaise foi, car déjà Claude Brechot avait adressé sa supplique à la communauté pour se faire recevoir. Il se disait fils de Nicolas Bréchot, marchand tanneur à Noyers en Bourgogne et avait fait son apprentissage de trois ans chez Auprestre à Dijon, puis des stages d’un an chez Mazinas à Lyon, 20 mois chez GEFFROY à Paris, et 6 mois chez la veuve Bousquet. Le 25 août 1729 était le jour assigné pour l’examen ; le 26 août assignation par huissier à Claude Bréchot!.
Le 30 août, Claude Brechot envoie un huissier chez Jean Chofflet
« L’an 1729, le 30€ jour d’aoust, a la requeste du sieur Claude Brechot, garçon majeur et apotiquaire, demeurant à Pontoise chez la veuve François Bousquet, à son décédé Maïistre apotiquaire demeurant audit Pontoise, j’ay, Philippe Triphaine, huissier à cheval au Chatelet de Paris, résidant à Pontoise, soussigné, déclaré et duement fait ascavoir aux Maistres apotiquaires de la ville de Pontoise, y demeurant au domicile du sieur Jean Chofflet, l’un des maistres apotiquaires,