PASSE
les procès verbaux d'examen et d'admission des candidats à la maîtrise, depuis le 20 septembre 1660 jusqu’au 16 germinal an XI (avec une lacune de 8 ans : 1661-1669), les requêtes sous forme de suppliques des candidats et quelques actes de procédure. Ces documents confiés à la ville de Pontoise, le 10 février 1859 par M. Lefeire, pharmacien à Pontoise, lui furent rendus le 20 mars 1860; restés en possession de ses successeurs jusqu’à M. Duguiry, au décès de celui-ci, ils passèrent entre les mains de M. Renaud, pharmacien à Paris, 2 rue Pierre Demours, qui en fit don à le Bibliothèque Mallet le 15 octobre 1939. Ils n’ont jamais été publiés, et présentent pour cette étude, un intérêt tout particulier ?.
Deux tableaux pourront être dressés avec leur aide. D'abord, celui des apothicaires ayant exercé à Pontoise, ensuite celui des apothicaires ayant seulement passé en cette ville leurs examens.
Les statuts des maîtres apothicaires du 30 juillet 1653 signalent l’existence à Pontoise de six appostiquaires en ladicte ville :
Jean de Montreil.
Nicolas Chesneau.
Jean Cossar
Anthoine d’Esgioux (ou Desgroux).
Jean d’Estample (ou Destample).
Jean Lefébure.
Par le rôle des tailles arrêté le 10 décembre 1673, l’adresse des six apothicaires est connue, tous habitaient dans le même quartier, aux environs de Saint-Maclou ? :
Jean Destample, quartier du marché, est inscrit pour 30 livres.
Nicolas Chesneau, rue de la Coutellerie, est inscrit pour 20 livres.
Jean Lefébure, pont aux Fèves (partie sud de la rue Pierreaux-Poissons d’alors) inscrit pour 10 livres.
Guillaume Chesneau, fils de Nicolas Chesneau, et qui a passé en 1660 son examen à Pontoise, s'établit d’abord à Château-Thierry, mais revint à Pontoise en 1668 pour aider son père, et il demeure en 1673, rue de la Cloche (impasse Tavet). Sur le rôle de la taille il est inscrit pour 490 livres.
1. Ernest MALLET, dans sa Note sur l’Ancienne Communauté des Maîtres apothicaires de Pontoise n’a fait que donner une idée de la richesse de ces documents et n’en a retenu qu’une très faible partie.