‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 42 sur 71 · A ET A TA ON RC UT · texte numérisé non relu

A ET A TA ON RC UT

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mesle le tout, puis mets rougir un croiset entre les charbons et estant rouge jette dedans environ deux onces de la poudre puis couvre incontinent le croiset jusque à ce que la fumée cesse, et lors descouvre le croiset et y rejette d'autre poudre puis le couvre, continuant ainsi jusques à la fin. Finalement donne feu de fusion l’espace d’un quart d'heure, et le vase estant refroidy tire la masse et la mets en poudre, puis la remesle avec autant de salpètre comme devant et réitère tout ce que dessus. Finalement tire la masse pour la seconde fois, mets la en poudre et la dulcifie par réitérées ablution, puis la reverbere en un vase de terre clos par l’espace de 24 heures, jusques à ce que la poudre soit blanche) ».

Sans doute Gruel prend-il la succession de Colson, puisque le nom de ce dernier ne se trouve-t-il plus mentionné lors des réceptions suivantes :

Le 10 mai, candidature de Pierre Antoine Lemoine.

« 30 mai.

Interrogatoire sur sirop des cinq racines.

20 juin.

Préparation de l’électuaire diacarthami.

6 juillet.

« Préparation de l’antihectique de Potier, et réception pour Pontoise,

en présence de Donnet, Le Plumé Drs.

et Brechot et Gruel apres.

Quelle succession prit cet apothicaire ? Que devint-il par la suite ? On ne le sait. Les registres ne mentionnent plus son nom.

Par contre, en 1755, un nouvel apothicaire vient s'ajouter à la communauté. Il s’agit de FrANÇoIs DUVERGER, fils de Louis DuverGEr apothicaire à Bourg en Dordogne. Il a travaillé cinq ans chez DUDESERT et SPITZLEY, maîtres apothicaires à Paris

« 14 janvier 1755.

Francois Duverger de Bourg, Dordogne.

Interrogatoire sur drogues et plantes,

sur préparation de l’opium avec le Karabé et sirop

3 février.

Préparation de l’emplastre diapalme, extrait de genevre et la thériaque Diatessaron.

pure

14 février.

Préparation des tablettes de sucre rosat et la Pierre à Cauters et réception pour Pontoise en présence du Dr Leplumé et Brechot et Gruel apres ».

Dix années plus tard, les deux fils de Claude Brechot, tous deux apothicaires, demandent à être agrégés à la communauté de Pontoise :

« 15 mars 1765.

Supplique de ensemble :

A Messieurs les Maistres apoticaires de la ville de Pontoise supplient humblement Claude Nicolas Brechot et Marie Joseph Brechot tous deux fils de Claude Brechot marchand et Doyen des maistres apoticaires de la ditte ville de Pontoise Disants qu’ils ont fait tous deux leur apprentissage chez ledit Sr Brechot leur père ainsi qu’il est de votre connoissance. Et que depuis ledit Claude Nicolas Brechot a travaillé chez M. Laserre premier apoticaire du Roi et fait la campagne de l’armée de France en Espagne en qualité d’aide major.

Et que ledit Marie Joseph Brechot a fait les campagnes de 1757, 58, 59, 60, dans les Hôpitaux d'Allemagne en qualité d’élève en pharmacie et que depuis il a travaillé chez Mrs de la Rivière et Clérambourg, ainsi qu’il appert par les certificats qu’ils ont l’honneur de vous présenter et qu’ils ont acquis une parfaite connoissance de l’art de pharmacie.

Et désirans présentement être associés à votre corps et communauté ils se soumettent à tels examens et chefs d'œuvres qu’il vous plaira leur prescrire vous assurant qu'ils font profession de la religion catholique, apostolique et romaine.

Ce considéré, Messieurs, qu’il vous plaise donner acte aux suppliants de leur présente requête et du contenu en icelle et leur prescrire jour et heure pour être examinés sur leur capacité et faire tels chefs d'œuvre qu’il vous plaira leur ordonner pour, quand ils seront reçus et installés par vous audit art, faire leur résidence où il leur plaira dans l’étendue du Baillage et Chatellenie de Pontoise et vous ferez justice

Brechot Brechot ».

Présentation le même jour et les 18, 26 mars et le 1er avril de la même année Claude Bréchot conduisait Claude-Nicolas qui avait pour chef-d'œuvre à préparer la confection alkermès, tandis qu'il menait, les 19, 27 mars et 2 avril, son autre fils Marie-Joseph, chargé, lui, de confectionner le philonium romanum.

Ce fut Marie-Joseph qui succéda à Claude Bréchot dans l'officine qui sera celle de M. Deguiry au début du xx® siècle, si l’on suit la liste chronologique proposée par Ernest Mallet.

+ ss de AD AT de DO. ) A 44 " E 1) LEE e -

dans sa note. Pourtant l’on constate que de 1766 à 1781, Marie Joseph Bréchot est, seul des deux fils, signalé dans les réceptions d’apothicaires. Au contraire, en 1783, lorsque le nom de Claude Bréchot a disparu, on rencontre celui de Claude- Nicolas. Il paraîtrait donc logique de supposer que, ou bien Claude Nicolas avait été s'installer, de 1765 à 1781-83, dans une ville voisine, ou bien, plus vraisemblablement, qu'il secondait Claude Bréchot dans son officine, tandis que Marie-. Joseph tenait boutique en un autre lieu de Pontoise. En ce cas, il faudrait substituer, dans la liste d'Ernest Mallet, Claude Nicolas à Marie-Joseph.

En 1781, deux nouveaux fils d’apothicaires sont reçus dans la communauté. Il s’agit de :

Jean François Duverger,

fils de François Duverger, doyen, apothicaire chez son père. A travaillé chez Brechot et Lebel à Paris.

15 septembre 1781 : présentation.

18 septembre, 1er et 17 octobre 1781,

électuaire d’hiera picra

précipité blanc.

Prevost, Lelarge, et Gabriel Drs en Med. François Duverger père et M.J. Brechot 1

Et de François Mellon Gruel, fils de Mellon Marie Gruel décédé. Sa supplique du 20 septembre 1781 porte qu'il a travaillé six ans chez son père et chez différents apothicaires de Paris, « En outre les certificats du cours de Chimie qu'il a suivi au Jardin du Roy ».

20 septembre 1781 : présentation.

24 septembre, 3 et 22 octobre 1781 : catholicum double Kermès.

En avril 1789 réception d’Athenas (Louis-Antoine) né à Paris.

« Louis Antoine Athenas (6 avril 1789, 22 avril 1789).

Ce jourd’huy six avril mil sept cent quatre vingt neuf, La communauté assemblée vu La requête à nous présentée par le sieur Louis Antoine Athénas élève en pharmacie demeurant à Paris, à l'effet de procéder à sa réception, et pour être associé et aggrégé à notre dite communauté, à quoy nous avons acquiescé après qu’il nous eut fait connaître son âge compétent, certifié qu’il professe la religion catho-

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