‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 61 sur 71 · MIE · texte numérisé non relu

MIE

près Montlhéry est reçu par les Maîtres et Gardes de Paris et accède ainsi à la maîtrise, en 16191.

Onze années plus tard, en 1630, les Maîtres et Gardes de Paris ont à connaître d’un procès entre un apothicaire de Montlhéry, Nicolas Rogier, et Jean Moreau, se disant apothicaire à Chastres. Rogier demande l'interdiction de Moreau pour ce :

« Qu'il est de leur intérêt et du public d’empescher que quelque personne qu'il soit ne se mêle de distribuer des drogues et médicamens concernant la pharmacie. »?.

Poissy. — Tandis qu'un Arrêt du Parlement, signalé par le Dr. Dorveaux, fait défnse en juillet 1639 « d'établir des jurandes d’apoticaires et absout un chirurgien poursuivi par les apoticaires y établis pour avoir fourni des médicamens », trente trois ans plus tard un apothicaire s’installe officiellement en cette ville.

Il a passé son examen à Pontoise et sur les registres de

la bibliothèque Mallet on peut lire :

« Ce jourd’huy 1°r aoust 1672 est comparu Jean Louis du Brocart maistre appre à Poissy lequel nous ayant requis par requeste de vouloir agréer sa maistrise de Poissy suivant et conformément à ses lettres patentes de réception de M. de Meusve lieutenant général, du Sr Valot premier médecin de Sa Majesté en datte du 3 juillet 1666 par laquelle reception il sera permis audict du Brocard d’exercer l’art de pharmacie dans son district de Poissy sans prétendre aucune prérogative de sur Pontoise et la Chastellenie et mesme souffrir la visite des maïistres gardes desdits appres de Pontoise deux fois par an, de payer la confrairie. Et aussi nous mesmes ne prétendons rien sur la Chastellenie de Poissy, sinon que quand il se présentera un maistre à Poissy, les maistres appoticaires de Pontoise y seront appelés.

Surquoy, avons receu ledit Brocard conjoinct à nostre corps de maistrise pr jouir par luy des Aves 4 suivant sa requeste comme nous jouissons.

« Dont acte : Destamples, Desgroux, J. Lefebure, du Brocard ».

Aux Archives Nationales enfin ?, le nom d’un second pharmacien de Poissy a été rencontré. Il s’agit de Pierre Malherbe

1. Faculté de Pharmacie de Paris. Dossier non classé. Archives. Signalé par AUBIER, Apothicaires de l'Ile de France, p. 15.

Page 1