‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 63 sur 71 · Archives Nationales F · texte numérisé non relu

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4. AUBIER, Apothicaires de l’Ile de France, p. 20-21. Mlle Paule Savare les reproduit également : L'apothicairerie royale de Saint-Germain-en-Laye, p. 104.

les examens des Maîtres Apothicaires de Pontoise. Demeurant

alors à Saint-Germain-en-Laye, il a accompli des stages chez Berthélémy Bonnel à Mende (Languedoc), Durand à Montpellier et Pierre Turaud à Paris.

Les épreuves ont lieu les 11, 15 et 19 mars 1734 :

Electuaire duacarthami, Emplatre diachylum magnum, Solvant des métaux, Emétique, En présence de Villardeau Dr. en méd., Chofflet, Colson et Bréchot.

Le même mois, un autre candidat, demeurant à Saint- Germain-en-Laye, se présentait à Pontoise : Alexis Gosset {ou Grosset). Il passe les épreuves les 22, 26 et 29 mars :

Sirop de fleurs de pêcher, Electuaire et tablettes de Citron, Emplâtre vésicatoire, Sel de prunelle, En présence de Villardeau Dr. en méd. Chofflet, Bréchot, Colson.

A peine établi, Pierre Vissac devait entrer en conflit avec les chirurgiens de Saint-Germain. M. Aubier a signalé cette affaire ? qui en 1734 a opposé Théophraste Tripier et ANTONIN RicHarp, maîtres chirurgiens et Charles Lorite et Pierre Vissac, maîtres apothicaires.

Le Lieutenant de police de Saint-Germain-en-Laye donna raison, par jugement, aux apothicaires, inerdisant aux chirurgiens à l’avenir de « tenir boutique d’apothicaires, composer et vendre aucuns remèdes dans l’étendue de la ville de Saint- Germain-en-Laye et dépendances... et serait ladite sentence lue, publiée et affichée. ».

Les chirurgiens firent appel, les apothicaires répondirent par une requête de non recevabilité de l'appel. L'affaire se termina par un arrêt du Parlement, le 2 juin 1740, arrêt qui précise les situations réciproques des deux corporations et que M. Aubier a reproduit ?.

ARMAND GUIRAUD DE RAUTE, demeurant à Paris, est reçu

À Pontoise en 1736. Il a effectué ses stages chez Jean Descamps

1. AUBIER, Apothicaires de l'Ile de France, p. 34. 2. AUBIER, Apothicaires de l'Ile de France, p. 34-35.

à Bergerac, Bellier à Bergerac, Pouquet à Bordeaux et Clérambourg à Paris. Il passe les épreuves les 19 décembre 1735 et 16 janvier 1736 :

Electuaire diascordium, Tablettes de rhubarbe, Emplâtre de l’abbé de Grace.

Le jury se compose du médecin de Villardeau et des apothicaires Chofflet, Colson et Bréchot. Il est reçu pour Saint-Germain-en-Laye.

En 1740 se présente à Pontoise :

Alexis Duchateau

Demeurant à Saint-Germain-en-Laye,

18 et 25 août. 5 septembre 1740.

Sirop de chicorée composé,

Catholicum double de rhubarbe,

Tablettes diacarthami,

Pierre caustique,

Précipité rouge,

Le Plumé et Métivier Drs. en méd., Colson et Bréchot.

Alexis Duchateau avait posé sa candidature en même temps que Vissac et Gosset. On ne sait pour quelles raisons il ne passa ses épreuves que six années plus tard.

Puis, quelques années plus tard, se présente :

François Michel Lesieur.

Demeurant à Paris, rue des Cordeliers.

Né à Saint-Germain-en-Laye.

Stage de 4 ans chez Duval à Mantes.

Installé à Saint-Germain.

Mme Paule Savare reproduit dans sa thèse sur l’Apothicairerie royale de Saint-Germain-en-Laye (p. 100-103), le contrat d'apprentissage de Toussaint Jean Augustin DE GUIENNE à Vitry-le-François et son acte de réception à Paris pour Saint-Germain, le 29 mars 1766. Il s’installe, vraisemblablement, rue des Récollets et sera, en 1770, chargé d’expertiser le fonds de pharmacie de la veuve MoysEn !.

1. Sur cet apothicaire de Saint-Germain MoysenN, aucun détail concernant la biographie n’a pu être rencontré. Sur sa famille et la vente de son officine, voir :- Paule SAvarE, L’apothicairerie royale, p. 112-113 et 156-166.

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En 1773, le 12 juillet, Raymond Gros demande aux apothicaires de Versailles ses Lettres de maitrise :

« Jean Senac, Conseillier ordinaire du Roy en ses Conseils, d'Etat et privé, Premier médecin de Sa Majesté, surintendant général des eaux et fontaines minérales et médicinales du royaume, à tous ceux qui ces présentes lettres verront Salut, ayant plu au Roy Louis XIII, par ses Edits et Lettres patentes des mois d’avril 1617, janvier, février et décembre 1619, et au feu Roy Louis XIV de glorieuse mémoire par ses édits des mois d'avril 1654, 8 octobre 1655, janvier 1658, Lettres patentes du mois de septembre 1708, enregistrées au Parlement le dernier mars 1709 de donner pouvoir à son premier médecin et à ses successeurs en ladite charge d’Etablir la Jurande et maitrise de l’art d’apoticaire dans tous les lieux et villes du royaume ou il n’y en a point et qu'il soit par eux accordé des lettres de maîtrise dudit art, lesquelles auraient la même exécution que si elles étaient emmanées des jurandes et de la personne du Roy, l’Exécution desdits Edits et Lettres patentes sus dites ayant été commise à nos prédécesseurs et à nous successivement, nous en vertu dudit pouvoir et étant informé de bonne vie, mœurs, probité, Religion catholique, apostolique, Romaine du sieur Raiïimond Gros, ou de surplus son acte d'apprentissage, ses certificats de sa vie chez des maîtres apoticaires jurés, Ensemble le procès-verbal des Examens et chef-d’œuvres faits en conséquence de nôtre Commission du 26 avril dernier des sieurs Dehaye, docteur en médecine, Corion et Prat, maîtres apoticaires de la ville de Versailles ; avons reçu et recevons ledit sieur Raimond Gros maître apothicaire Juré pour exercer l’art de pharmacie dans la ville de Saint-Germain-en-Laye y demeurer et tenir boutique ouverte, jouir par lui dorénavant de tous les droits honneurs privilèges, prérogatives de maîtrise dont jouissent ou doivent jouir les apothicaires jurés » !.

Cependant Pontoise continue de recevoir les candidats au titre de Maître apothicaire de Saint-Germain-en-Laye. Ainsi se présente en 1787 :

Jean Nicolas Berteuil.

Ancien apothicaire major des Hôpitaux militaires. Demeurant à Saint-Germain-en-Laye.

Stage 12 ans chez Cadet et Costel à Paris.

4, 5, 8 et 9 mai 1787.

Electuaire catholicum double.

Emplatre de minium.

Tablettes de sucre rosat.

Kermès.

Sel sédatif de Homberg.

Lelarge Dr. en méd. Duverger père et fils, Gruel et Bréchot.

1. Archives départementales de Seine et-Oise. Série E. Corporations.

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La pièce suivante (n° 67) indique qu’une Commission de Lassonne, premier médecin du Roi, ordonnait l'examen à Pontoise. Jean Nicolas Berteuil fut reçu, ainsi que l’atteste le certificat qui fait suite à la Commission de Lassonne dans les Suppliques :

« Nous soussignés Lelarge Dr. en médecine, François Duverger, doyen des apoticaires, Marie Joseph Bréchot, François Duverger et François Mellon Gruel, maitres apotiquaires de la ville de Pontoise, en vertu de la commission à nous adressée par M. de Lassonne, Conseiller d'Etat, 127 médecin du Roy, surintendant général des eaux, bains et fontaines minérales du royaume, certifions avoir examiné et fait faire chef-d'œuvre, conformément à nos statuts, Edits et Lettres patentes de Sa Majesté, au dit Sr. Jean Nicolas Berteuil, lavoir trouvé suftisamment instruit et capable d’exercer l’art de pharmacie. En foi de quoi, nous avons signé le présent pour servir et valoir où besoin sera !.

Le nom de Delaouet (ou Delacret), apothicaire à Saint- Germain, est cité par Mme Paule Savare (p. 103). Il eut chez lui, pendant cinq ans, en stage d’apprentissage, Jean-Baptiste Michel Dipraux, natif de Chanteloux (Seine-et-Oise), qui fut candidat à Paris le 11 ventôse An VII.

Le 4 messidor an IX, André Lhoest (ou Rhoert), se présente à Pontoise. Il a 27 ans, il est né à Paris et a travaillé sept années dans cette ville. Il demeure maintenant à Saint-Germain. On lui propose, les 16 et 27 messidor et le 4 thermidor, de composer :

Electuaire catholicum double, Sirop d’althaea de Fernel, Emplatre de ciguë,

Onguent populeum,

Pierre à cautère,

Alcali fluor.

Reçu, il s'installera à Saint-Germain-en-Laye ?.

Mme Paule Savare signale encore quelques noms d’apothicaires ayant exercé à Saint-Germain-en-Laye : un certain Derasr acheta le vin provenant des vignes de l'Hôpital, en 1771: Quatre années plus tard, MARTIN, précédemment

1. Mlle Paule Savare, L’apothicairerie royale de Saint-Germain-en-Laye, p. 108-109) reproduit la.commission donnée par Lafflox, Premier médecin du roi, aux examinateurs pour les examens de J.N. Berteuil.

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