‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 65 sur 71 · Pontoise, Bibliothèque Mallet, Reg. 1791, 10 R. Allais · texte numérisé non relu

Pontoise, Bibliothèque Mallet, Reg. 1791, 10 R. Allais

Jacques Mavert Rose.

Né à Saint Martial (Eure).

Reçu à Paris, le 12 prairial an IV, installé à Vernon L

Louis François Richard.

Demeurant à Vernon, 23 ans.

Fils de Jean François Richard apothicaire à Vernon.

26 vendémiaire an VI.

A travaillé à Paris, chez Clérambourg et Delondre a suivi les cours de chimie et de botanique.

4, 13 et 18 brumaire an VI.

Sirop de chicorée composé.

Alcali volatil.

Onguent de la Mère.

Electuaire diascordium.

Emplatre diachylon gommé.

Ether vitriolique.

En présence de Lelarge et Boutin Dr. en médecine et de Duverger fils Gruel et Bréchot ?. |

Versailles. — Les apothicaires de Versailles ont déjà fait l’objet d’une étude magistrale, celle de M. Bouvet. Il convient donc de se rapporter à ce mémoire, avant tout, et seuls quelques compléments pourront être apportés ici.

M. Bouvet a signalé l’apothicaire Antoine Damaron, reçu pour Saint-Germain et pour Versailles, et dont les lettres de maîtrise datent du 15 février 1675, et constaté que, dans la ville naissante qu'était alors Versailles, existait déjà au moins un apothicaire.

Michel Berranger Duclos, apothicaire à Versailles, pour la maison du Prince de Conti, dresse un mémoire de remèdes fournis par lui à cette maison en 1686 et 1687 et de ce texte conservé à la.bibliothèque de Versailles, M. Bouvet donne un extrait. Il signale également un procès que cet apothicaire eut à soutenir contre son locataire, De Goesbriand, en 1717.

Son frère, vraisemblablement, Jean-Baptiste Berranger, «apothicaire de feu Mgr. le Duc de Berry et bourgeois de Versailles », présente un mémoire à M. Narbonne, mémoire qui est réglé à sa veuve le 30 août 1721.

1. Faculté de pharmacie de Paris, Reg. 24, p. 504. 2. Pontoise, Bibliothèque Mallet, Reg. 1791, 12 R.

3. Bouver (M.) « Les apothicaires de Versailles ». Pharmacie française, juilletseptembre 1930.

Deux apothicaires qui ne sont point mentionnés par M Bouvet peuvent être connus à la fin du règne de Louis XIV : Esloy Martin, chirurgien et apothicaire à Versailles et Anna Salmone, sa femme, le 18 août 16951; Jean Boudreau, apothicaire à Versailles, rue de la Pompe, âgé de 45 ans, le 30 mars 17132.

Pierre Martin, apothicaire de la Reine et du Duc de Bourbon est installé à Versailles vers 1725. Il a fait l’objet d’une étude particulière par M. Bouvet dans ses Apothicaires royaux.

L'’apothicaire Jodeau, ou Jodot, entre en conflit avec le chirurgien Jean Loustaunan en 1728.

Jean Barre Labarthe, demeurant à Versailles apothicaire de Mgr. le Duc de Noailles, a été reçu le 7 mars 1730 et adressa une requête, reproduite par M. Bouvet, au Bailli de Versailles afin de pouvoir « tenir boutique ouverte comme font les autres mds apotiquaires de cette ville ».

L’apothicaire Augustin Prat obtenait en 1731 le brevet suivant

« Pierre Chirac Ecuier Conseiller ordinaire du Roy en tous ses conseils d'Etat et privé, premier médecin et sur-intendant général des Eaux bains et Fontaines minérales et médicinales Salut, connaissant par nous-même les bonne vie et mœurs probité religion catholique apostolique et romaine de la personne de M. Augustin Prat et de ses suffisance et expérience dans la profession de pharmacie, nous lui avons permis, en conséquence du pouvoir à nous donné par l’édit de 1661 et jusqu’à ce que conformément au même édit nous ayons établi une jurande d’apoticaire en la ville de Viles de s’établir en la d. ville d’y tenir boutique de pharmacie et d’y jouir de tous les droits privileges et prérogatives dont jouissent les autres apoticaires de la dte ville de Versailles, lui enjoignons de se conformer exactement à tous les réglemens faits pr l’art. de pharmacie et lui deffendons d’entreprendre le traittement d’aucune maladie interne ou externe ou d’administrer aucun remède dans les dites maladies qu’il ne lui apparroisse de l’ordonnance des medecins ou billets de chirugiens ceux cy en ce qui les concerne. Donné à Marly, le Roy y étant le dixième jour d’octobre mil sept cent trente un. Signé, Chirac, et plus bas par Monsieur le premier Médecin du Roy, signé : Joubert.

Sur le brevet accordé ci-dessus à M. Chirac, notre predecesseur à M. Augustin Prat pr s'établir en la ville de Vies et y tenir boutique de pharmacie comme aijant toute la capacité requise pr l'exercice de

Page 1