‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 66 sur 71 · Archives Nationales V · texte numérisé non relu

Archives Nationales V

cette profession nous approuvons et confirmons le d. brevet sur les conditions qui y sont spéciifiées fait à Fontainebleau, le 7 octobre 1737. Signé, Chicoinau, et plus bas par Monsieur le premier médecin : signé, Moreau.

Augustin Prat acquit en 1734 une charge d'aide apothicaire du roi, et se retira, après 50 ans, «avec une honnête fortune ». Il avait été dépositaire, vers 1746, des sels essentiels du comte de la Garange.

Les apothicaires des troupes de la cour (gardes-françaises, cent-Suisses, compagnie de la prévôté de l’hôtel, gendarmes de la garde, chevau-légers, mousquetaires et cent-gentilhommes) concurrencent les apothicaires parisiens et versaillais. L'un d’eux, Villette, apothicaire de la prévôté de l'hôtel, s’installera vers 1780 à Versailles. Inversement, des apothicaires versaillais obtiennent des brevets d’apothicaires de ces troupes. Ainsi, un brevet d’apothicaire des cent-Suisses, en 1736, fait connaître deux noms, celui de Jean Boudreau et celui de son gendre Raphael Bouchaud. Jean Pierre Bouchaud, fils de ce dernier, obtiendra en 1743 un brevet de même nature. Jean Corrion!, venu d'Angoulême vers 1738, s’installe rue de la Paroisse et succède, selon M. Bouvet, à Carrère. Dépositaire des nouvelles eaux de Passy en 1780, son nom figure encore comme apothicaire dans l’Almanack de Versailles pour

Pierre Jodot, fils du Pierre Jodot signalé en 1728, est reçu en 1759. Il reprendra la lutte contre les chirurgiens. Sans doute demanda-t-il en 1758 la survivance du sieur La Bonte, apothicaire des Domaines. En 1791, il était encore apothicaire à Versailles.

Guillaume Bolomet, installé avant 1765, rue de la Pompe, «vis-à-vis de la fontaine » recevra de 1785 à 1787 le bureau de

la Communauté. Son nom figure encore dans l'Annuaire de Seine et-Oise, 1802-1803.

Jean Loubignac obtient un brevet d’apothicaire le 12 juin

1760, et ayant, un jour, soigné maladroitement Montigné, commandant les invalides de la garde de Versailles, un

1. A signaler au sujet de Jean CorrroN un reçu de 165 1. avec signature, en date du 4 mars 1755, conservé aux Archives Nationales V3 77.

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