‹ Contribution à l'histoire des luxations congénitales permanentes de la rotuleChapitre 5 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Si l’on fait des recherches dans la littérature médicale au sujet des luxations congénitales de la rotule, on constate que les auteurs ont adopté définitivement Ja classification suivante

1° Luxations congénitales récidivantes. —— Ce sont celles qui ne se répètent que de loin en loin et à la suite d’un mouvement forcé ou d’un léger traumatisme.

2° Luxations congénitales habituelles. — Ce sont, en général, celles qui apparaissent dans les mouvements de flexion forcée de la cuisse maïs qui se réduisent lorsque le membre est remis en extension. Cette -réduction est spontanée ou provoquée par le malade lui-même,

3° Luxations congénitales permanentes. — J)ans ce dernier cas, la rotule est constamment située sur le côté externe de l’articulation du genou et ne peut être remise en place quels que soient les efforts du malade ou la position du membre.

Nous négligerons l’étude des luxations récidivantes et habituelles pour nous occuper uniquement des luxations permanentes.

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Toutefois, avant de laisser entièrement de côté les luxations habituelles et récidivantes, nous indiquerons leur classification et quelques auteurs auxquels on peut se reporter pour en avoir une étude aussi complète que possible.

Cette classification est la suivante 1° Luxation en haut.

2° Luxation en dedans.

3° Luxation en dehors.

4° Déplacement cunéen.

Sauf les luxations en dehors, dans lesquelles, d’ailleurs, rentrent les luxations permanentes, les trois autres formes sont rares. DEeLADRIÈRE (1) [thèse Lille], qui à réuni un nombre très considérable d’observations de luxations congénitales en général, ne cite que 6 cas en haut, 3 cas en dedans et 2 cas de déplacement cunéen. ZEsas (2), dans la Revue de Chirurgie, arrive à une proportion à peu près égale.

Ajoutons enfin que les luxations habituelles et récidivantes n’exigent pas nécessairement un traitement chirurgical. La plupart du temps on se contente, en pareil cas, de faire porter une genouillère au malade.

Cette genouillère porte deux coussins en forme de demi-lune enserrant la rotule et la maintenant en place.

Jes indications très rapides données, nous abandonnons complètement les luxations habituelles et

(1) DeLapRiÈRE, Thèse Lille, 1909.

(2) Zesas, Revue de Chirurgie, 1902.

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récidivantes pour ne plus nous occuper que des permanentes.

Nous ferons cependant observer que la partie historique de notre travail constitue une étude générale des luxations congénitales et ne porte pas uniquement sur les luxations permanentes.

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