FIÈVRES INTERMITTENTES
Nous avons, dans ces fragments, exquissé les caractères principaux des quatre grandes manifestations morbides qui ont imprimé leur cachet à la pathologie médicale de l'armée d'Orient.
Hors de là tout a été sporadique. Il faut cependant en excepter les fièvres intermittentes qui, malgré leur rôle tout secondaire , ont, à diverses époques, modifié le caractère général de la constitution régnante.
Les affections périodiques, comme en France, comme en Algérie, ont été presque nulles en hiver, se sont manifestées au printemps par des cas sans gravité; puis ont acquis toute leur intensité à la suite des chaleurs estivales, époque à laquelle on les a vues compliquer presque toutes les autres affections. — Nous n'avons point eu, pendant toute la campagne, occasion ‘d'observer d'accès pernicieux , à moins de ne voir, à l'exemple de certains de nos collègues , que des fièvres peruicieuses dans le typhus qui nous a désolés.
La fièvre intermittente s'est rarement montrée pure et franche , c'était presque toujours une complication, et c’est, sans doute, à cette cause qu'il faut attribuer lopinitre résistance qu'elle opposait souvent à la médication antipériodique. — Le type quotidien a offert sur les autres une prédominance marquée, — chez les cinq dixièmes environ des malades ; le type tierce a pu être noté chez les trois dixièmes; deux dixièmes à types irréguliers
Nous avons eu à traiter peu de fièvres rémittentes; presque tous les cas de cegenre, qui se sont présentés, marquaient le début d'une affection plus grave ; c'était donc une forme insideuse, que ne parvenait à modifier ni le sel de quinine, ni celui de emmchonine, alealoïde dont j'ateu l’occasion d'étudier la valeur thérapeutique. De l'expérience que nous avons pu acquérir pendant 25 mois de séjour à l’armée d'Orient, il résulte, pour nous, que la fièvre intermittente, ce fléau des contrées chaudes et
humides, n'appartient endémiquement ni à la Crimée * ni à Constantinople ; elle n’exerce qu'une action de second ordre te) L
dans la pathologie de ces deux régions Ici se termine la tâche que nous nous étions imposée.
Puissent nos confrères accueillir avec bienveillance cette contribution à l'histoire médicale de l’armée d'Orient
Nous n’entendons , évidemment, parler que de la portion de Crimée occupée et non des steppes marécageuses qui occupent une vaste
par notre armée,
étendue de la Péninsule.
un travail intitulé : Coup.d’œil genéra jusqu'à la fin de 1854,
sur la nature des maladies de l’armée d'Orient
Voir, pour compléter ces fragments par M. E. GRELLOIS, dans le Recueil des Mémoires de médecine, chirurgie et
pharmacie militaires ; We série , 17e vol
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