‹ Contribution à l'interprétation pathogénique des localisations spéciales de l'œdème et de la congestion pulmonaires dans les affections cardiaques: rôle de la compression ou de la courbure des veines pulmonaires droites par l'oreillette droite dilatéeChapitre 8 sur 18 · A GES · texte numérisé non relu

A GES

que nous avions constatés chez lui à plusieurs reprises : angoisse précordiale, dyspnée paroxystique, petite toux quinteuse, sans expectoralion bien marquée, et surtout arythmie très intense avec accélération extrême des battements du cœur.

Chose remarquable, M. B... ne présente aucun œdème périphérique, son foie n’est pas notablement augmenté de volume, les urines ne sont pas nettement albumineuses, l’auscultation du thorax en avant ne révèle aucun degré de bronchite généralisée. L’exploration du cœur fait constater des signes de dilatation subaiguë, la pointe est très déviée en dehors du côté de l’aisselle el bat sur une large surface. L'état d'angoisse du malade ne permet pas de le soumettre à des manœuvres destinées à s'assurer de la mobilité ou de la non-mobilité de la pointe, au point de vue du diagnostic d’une symphyse possible. Il n'y a pas de souffle orificiel perceptible, on constate néanmoins un reflux systolique permanent des jugulaires. Ce que l'on perçoit très nettement, c’est que le-cœur ne déborde pas très sensiblement en avant sur le bord droit du sternum.

Par contre, la percussion du thorax en arrière fait reconnaître une zone de matité extrêmement accusée au niveau du 6° au 8: espace intercostal droit, à el point que la première idée qui s'impose est qu'on se trouve en présence d’un certain degré d’hydrothorax, d’autant qu'à ce niveau les vibrations thoraciques sont complètement abolies ; mais on s'aperçoit bien vite qu’à quatre travers de doigt au dehors de cette zone de maté les vibrations reparaissent, plutôt même exagérées, et l'oreille, appliquée au même niveau, perçoit

une quantité de fines bulles d'œdème pulmonaire, qui s'élèvent jusqu'à deux travers de doigt au-dessous de l'angle inférieur de l'omoplate, pour disparaitre complètement dans toute la moitié supérieure.

Absolument aucun râle du côté gauche. Le malade a succombé, quelques jours après, sans avoir présenté aucune trace d'œdème périphérique.

N. B. — Cette observation est intéressante à plus d’un ütre, surtout si on la rapproche des observations si curieuses de M. Mercklen, montrant l’influence des altérations des oreillettes sur la production des arythmies, et si on considère que dans le fait présent la matité paravertébrale droite seule a permis de soupçonner cette dilatation des oreillettes, l'exploration du thorax en avant n'ayant fourni aucun signe précis.

OBSERVATION ÎI (Communiquée par M. le professeur Teissier.

Néphrite artérielle. — Gros cœur. — Aortile avec hypertension. — Albuminurie massive avec albuminosurie. — OEdème des membres inférieurs.

— Pas d'œdème pulmonaire habituel. — Dans les derniers jours de la maladie, poussée de congestion et d'œdème pulmonaires localisés au sommet droit. — Large malilé paravertébrale droite.

M°° EL., quarante-cinq ans, souffrant depuis six ans d'accidents généraux imputables à une néphrite arté-

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