‹ Contribution à la Bactériothérapie du Bubon Chancrelleux: Traitement par le Vaccin T. A. BChapitre 4 sur 45 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Il faut bien l’avouer, la thérapeutiqué du bubon chancrelleux est singulièrement décevante ; que de traitements ont été préconisés qui devaient être des panacées et qui n’ont eu qu’une heure de succès. » (P' Nicolas).

A l'heure actuelle, après les belles recherches de Reenstierna, de C. Nicolle et de tant d’autres, la thérapeutique des manifestations chancrelleuses semble être entrée dans une phase décisive. Ce ne sera peutêtre pas la méthode purement spécifique qui prévaudra, mais il est indiscutable que la méthode biologique générale de traitement a pris le pas sur tous les traitements locaux qui ont été en honneur durant de longues années et qui, très souvent, ne donnaient pas des résultats en rapport avec la gravité toute locale du chancre mou et de ses complications. Il était désirable d’arriver à quelques résultats rapides et positifs. Car, comme l’écrivait le Professeur Rollet en 1861, « les maladies vénériennes sont endémiques dans le monde entier ; elles forment une bonne partie

AUOT RE

des maux qui affligent ou dégradent l'humanité ; et, quoiqu’on ait dit qu’elles n’épargnaient « ne couronne ne crosse », elles sévissent surtout avec une intensité déplorable sur les classes pauvres. Voilà ce qui recommande plus particulièrement ces maladies à notre attention ; car, envisagées en elles-mêmes et en dehors de leurs rapports avec les sociétés humaines, elles n’ont qu’un place modeste et ne s'élèvent pas au-dessus des autres dans la hiérarchie nosologique. Au rebours d’une Ecole célèbre dont l'esprit et la bonne humeur n’étaient pas les moindres qualités, on a vu, à diverses époques, des moralistes afficher à l'égard des maladies vénériennes une pruderie aussi irréfléchie que peu charitable ; mais ni cette frivolité, toute inoffensive qu’elle soit, ni surtout ce rigorisme dédaigneux ne représentent l’état général des esprits en face de la question qui nous occupe. Disons déjà que personne, autrefois, ne méconnaissait ou ne feignait de méconnaître le côté pratique par lequel ce sujet touche à tant d'intérêts sociaux de premier ordre.

Les remèdes n’ont pas manqué à la maladie, ni les longues dissertations en prose et même en beaux vers. Ici, comme toujours, les difficultés ont multiplié les dévouements ; et ce sera l’éternel honneur de notre profession, que les hommes qui l’ont le plus illustrée, aient été précisément ceux que les plaies sociales les plus malsaines ont le plus constamment et le plus passionnément attirés. » (P' Rolle).

Dans le grand chapitre de vénéréologie du chancre

mou, de ses complications et de leurs différents trai-

tements, c’est à M. le Professeur Nicolas que revient déjà l'honneur d’avoir utilisé, dès 1922, l’autohémothérapie ; c’est encore lui qui, en 1925, eut l’idée d’un traitement par un vaccin non spécifique, pyrétogène, s’injectant par voie intraveineuse. M. le Professeur Nicolas employa le vaccin T.A.B.

C’est l'exposé de ce traitement et des résultats obtenus à la clinique dermatologique de l’Antiquaille qu’il a bien voulu nous confier pour sujet de notre thèse.

Qu'il trouve ici l'expression de notre reconnaissance pour l’accueil si bienveillant que nous avons toujours reçu dans son service, pour avoir mis à notre disposition les résultats de ses recherches sur la question et pour nous avoir aidé, dans notre travail, de ses conseils et des leçons de sa haute expérience. Qu'il daigne agréer nos respectueux remerciements pour l’honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse.

Que M. ie Docteur Moutot soit assuré de notre profonde gratitude pour le précieux enseignement qu’il nous a donné. Il a bien voulu s'intéresser à notre iravail et nous a toujours accueilli avec son amabilité coutumière dans son service de l’hôpital militaire Desgenettes.

Nous adressons également nos sincères remerciements à M. le Docteur J, Lacassagne ; il ne nous a ménagé ni son temps ni ses conseils et a été, pour nous, un guide précieux et sûr dans l'élaboration de ce modeste travail.

Pub RS 90 sen HER DS

Page 1