POISSONS POISSONS POISSONS
ANNÉES d’étangs de rivières ou de fleuves d’aquarium
10 brochets. 3 gardons.
5 carpes. 8 ablettes.
2 anguilles 3 Vairons.
dont 1 positive 2 tanches
6 cyprins.
(étang de Cazaux) dont 1 positive (canal à Nevers)
& goujons.
1 barbeau.
brochet.
1 brochet. gardon.
3 tanches. vairon.
3 anguilles. goujon.
Le bacille coli n’a pu être décelé que dans le contenu intestinal d’une anguille et dans celui d’une tanche.
Aïinsi, sur 55 poissons d'eau douce, 2 seulement nous ont montré du bacille coli dans leur intestin.
ET
Nous ne pouvons que rapprocher ces résultats de ceux déjà trouvés par Montin, qui, ayant examiné près de 250 poissons d’eau douce (étangs, rivières, torrents) dans des conditions variées d'existence, et n'ayant trouvé que 3 ou 4 porteurs de bacille coli dans leur intestin, arrive à cette conclusion que nous faisons nôtre : « Le coli bacille n’est pas l'hôte normal et constant, mais bien l'hôte exceptionnel de l’intestin des poissons d’eau douce, même. en eau très polluée, où sa nourriture habituelle est souillée de nombreux germes. »
Ajoutons que, comme pour les poissons marins, nous avons cherché à mettre en évidence la destruction du bacille coli dans le tube digestif du poisson d’eau douce.
Pour cela, nous avons fait ingérer, de gré ou de force, à différents poissons (gardons, ablettes, tanches, etc.) de la mie de pain trempée et malaxée dans un bouillon de culture pure de bacille coli âgée de 24 et 48 heures. Nous avons ensuite procédé à la recherche du bacille coli dans le tube digestif par nos méthodes habituelles. Les expériences montrent, quand le sujet résiste suffisamment à ce repas d’épreuve
4° qu’on retrouve toujours le bacille coli une heure après l’ingestion;
2° qu'on le retrouve le plus souvent après 2 heures;
3° qu'on le retrouve rarement après 3 heures;
4° que, sauf exceptions, on ne le retrouve plus après 4 heures.
Ici encore nos résultats sont à peu près identiques à ceux qu'on puise dans le travail de Montin. | Nous avons aussi essayé de faire de l’extrait intestinal de poisson d’eau douce pour étudier son action bactéricide sur le bacille coli. Nous avons notamment préparé des autolysats, dans l’eau douce, d’intestins coupés en fragments, sous
LA a ARR et
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toluène, 24 et 48 heures, à 27° et 35°. Ces liquides, filtrés, ne sont ni antiseptiques ni infertilisants vis-à-vis des cultures de bacille coli.
Nous avons encore procédé d’une autre façon, exactement comme nous l’avions fait pour les poissons marins. Nous avons fait tomber dans des ballons contenant des cultures de bacille coli des tronçons d’intestins de poissons d’eau douce. Nous avons fait varier la quantité de ces fragments d’intestins ainsi que le temps de contact. Par comparaison avec des ballons-témoins, nous n'avons constaté aucune action antiseptique. |
Parallèlement, ayant placé dans des ballons d’eau peptonée des poids différents de tronçons d’intestins de poissons d'eau douce et ayant ensemencé ensuite le bacille coli, nous n'avons pas constaté, vu les ballons-témoins, de pouvoir infertilisant, et, là encore, nous avions fait varier la durée de contact. |
Il semblerait donc que les cultures de bacille coli sont indifférentes aux intestins de poissons d’eau douce.
CONCLUSIONS
1° Le bacille coli ne se trouve qu’exceptionnellement dans le contenu intestinal des poissons d’eau douce;
2° Le bacille coli est rapidement détruit dans le tube digestif des poissons d’eau douce.