Contribution à la connaissance cytologique des Ascomycètes
De tous les problèmes posés jusqu'ici par la Biologie végétale, l’un des plus attachants, malgré ses diMficultés, est celui de l’évolution nucléaire et de la sexualité chez les Ascomycètes.
La diversité des opinions émises par les nombreux au-
teurs qui se sont intéressés à cette importante question
dans le passé et par ceux qui, de nos jours, s’y intéressent encore, nous a engagé à nous rendre compte par nous-
même des faits litigieux, soit en reprenant l’étude d’espèces
déjà observées pour en confronter les résultats, soit par
l'étude d’espèces n'ayant fait encore l’objet d'aucune
recherche cytologique de façon à ajouter aux connaissances acquises par nos devanciers.
Bien que le noyau ait été le principal objet de notre attention, nous avons étendu parfois nos investigations à d’autres constituants cellulaires, et lorsque nous nous sommes trouvé en face d'espèces parasites, le comportement réciproque de celles-ci et de leurs hôtes ne devait pas nous laisser indifférent.
Les résultats que nous allons exposer, ont été acquis après plus de trois années de recherches faites à la Faculté des Sciences de Paris, sous la direction de M. le Professeur P.-A. DANGEARD.
Si nous avons pu mener notre tâche à bonne fin, nous
le devons, avant tout, à notre maître qui a bien voulu
nous accueillir dans son laboratoire et s'intéresser ensuite très vivement à nos travaux, ne nous ménageant ni ses directives ni ses conseils. Aussi, le prions-nous de, trouver ici l'expression de notre respectueuse et profonde gratitude.
Notre pensée respectueusement reconnassante va également à Monsieur le Ministre de l'Education nationale et à nos chefs hiérarchiques qui ont daigné faire le nécessaire, chacun en ce qui le concernait, pour que soit prorogée d’une année notre délégation au lycée Saint-Louis. Grâce à cette, mesure de bienveillance, les difficultés auxquelles nous nous serions heurté pour achever notre thèse, par suite de notre éloignement de Paris, nous ont été épargnées.
MM. BourpeLze, professeur au Muséum d'Histoire naturelle de Paris ; Feyraup et P. DANGEARD, professeurs à la Faculté des Sciences de Bordeaux ; Fox, directeur de la Station centrale de Pathologie végétale de Versailles ; Mouqugr, ancien sous-directeur de la Ménagerie du Jardin des Plantes ; HEim, sous-directeur du Laboratoire de Cryptogamie au Muséum ; JoesseL, assistant à la Station . agronomique d'Avignon ; REvVENEAU, gardien-chef au Muséum, nous ont, pour des motifs divers, rendu de grands services ; nous les remercions tous bien vivement.
Nous assurons de nos sentiments les plus cordiaux MM. Courix, Bucner et Kuuner, chef des travaux et assistants de Botanique à la Sorbonne et nos camarades de laboratoire, Gavaupan, SzyYMANECKk, CLÉMENCE, BrouLranD et FENG, dont nous avons tant apprécié l’obligeance empressée.