‹ Contribution à la cure radicale de l'éventration postopératoire avec Adhérence IntestinaleChapitre 4 sur 12 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

La tendance actuelle est d'appliquer aux éventrations post-opératoires la méthode de cure radicale des hernies eu général. Dans la crainte des accidents d’étranglement que pourrait entraîner la réduction d’une poche herniaire, les chirurgiens ont posé en principe la résection de cette poche; et, pour assurer la consolidation de la paroi abdominale, ils ont appliqué à la suture un soin tout particulier, ils ont été unanimes à reconnaitre l'importance qu'il y avait à réunir plus particulièrement les plans aponévrotiques qui constituaient à leurs yeux le squelette de la paroi abdominale. Le procédé de Maydl qui s’inspirait de ces idées opératoires a donc prévalu en France comme en Allemagne. Cest pourtant une erreur scien -

tifique de croire en chirurgie aussi bien qu’en médecine,

LRO qu’une seule et même intervention puisse remplir à la fois toutes les indications. De ce qu’une méthode ne trouve son application que dans les cas rares et exceptionnels, il ne faut pas la rejeter, et la considérer de prime abord comme défectueuse.

Quand Simon (d’Heidelberg), Maas, Hoffa, eurent l’idée d'appliquer à la cure radicale de l'éventration post-opératoire le procédé pur et simple d’invagination du sac, c’est qu’ils redoutaient les dangers d’une laparotomie secondaire qui les exposait à blesser les anses intestinales adhérentes. Ce procédé opératoire était jusqu’à ce jour, sinon ignoré, du moins délaissé.

Il faut croire pourtant que les chirurgiens ont dû éprouver parfois de sérieuses difficultés à réséquer le sac quand ils se trouvaient en présence d’adhérences intestinales résistantes et étendues. Si nous n’avons pas trouvé dans la littérature médicale la relation de tentatives de résection malencontreuses, nous ne devons pas en être surpris ; il est assez rare de voir publier des observations d'opération malheureuse.

Dans deux tentatives de cure radicale d’éventrations postopératoires, M. le professeur aggrégé Jaboulay, malgré les précautions dont il s'était entouré, blesse l'intestin adhérent, en cherchant à faire la résection du sac. Il . reconnut alors l’utilité de recourir à un autre mode opéraratoire, et sans connaître les résultats du professeur

d’Heidelberg, il formula une conduite opératoire à peu

Sy près similaire, que nous décrirons dans un chapitre de notre thèse.

Nous devons donc à M. Jaboulay l'inspiration de ce travail. C’est lui qui nous a aidé de ses conseils et guidé dans nos recherches, Nous sommes heureux d'exprimer toute notre reconnaissance à notre jeune maître, que nous avons toujours suivi dans nos études médicales avec une sympathique admiration à l’hôpital comme à la Faculté.

M. le professeur Pollosson a bien voulu accepter la présidence de notre thèse. Nous le remercions de Phon- : neur qu’il nous fait.

Nous demandons à M. le professeur agrégé Condamin, qui, par ses connaissances spéciales nous fait redouter sa critique éclairée, d’avoir un peu d’indulgence pour un travail un peu hâtif mais consciencieux.

En terminant nos études, nous remercions nos maîtres dela Faculté et des hôpitaux de l'intérêt qu’ils nous portent en nous faisant partager leurs travaux et tirer profit de leurs connaissances scientifiques :

M. le professeur Lacassagne, qui a bien voulu nous ouvrir les portes de son laboratoire et nous confier pendant deux ans les fonctions de préparateur ;

MM. les professeurs Ollier, MM. les D" Audry, Rabot, Vinay, nos maîtres dans les hôpitaux de Lyon;

M. le professeur Pierret et M. le D' Brun, nos maîtres

en ahénation.

FLE

Nous garderons le précieux souvenir du maître que nous avons perdu, le professeur Rollet, le savant doux et persuasif qui nous a initié aux pratiques de l’hygiène.

Nous avons adopté pour l'exposé de notre sujet le plan

suivant :

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