L. — La tension constante. Sa supériorité
Nous avons déjà noté l’évolution des tendances des radiologistes nord-américains, qui après avoir désiré atteindre des voltages très élevés, ont reconnu que la forme du courant fourni par le générateur a aussi son importance, d’où le souci, en se maintenant entre 500 et 600 kV., d'obtenir une alimentation par tension constante.
Les plaidoyers en faveur d’une telle alimentation sent innombrables. Cueillons, entre autres :
Bacqué [7] met bien en évidence l'avantage de la tension constante, reconnaissant en particulier que la longueur d'onde moyenne du faisceau rœntgen est plus petite.
LA ETS
Mayneord et Robert [234] précisent par des chifires : leurs mesures leur permettent de conclure qu’une tension constante de 340 KV. correspond à la même épaisseur de couche de demi-absorption qu'une tension pulsatoire de 400 kV.
De même, Leucutia et Corrigan [211] notent que pour l'effet biologique (érythème) 154 kV. constants équivalent à 200 kV. pulsatoires. Et ils ajoutent : par le voltage constant, on à un maximum d'efficacité et d’'homogénéité dans la production des rayons X (en dehors des avantages d'ordre technique, fonctionnement plus régulier en particulier).
Kaye et Binks [190] insistent sur la supériorité, pour la précision des mesures, de la tension constante : «la connaissance de la tension maxima et de la forme de la courbe de la tension ne suffisent pas, écrivent-ils, pour définir la quantité et la qualité du rayonnement produit ».
Du Mond et Hoyt [77], s’occupant de spectrographie, indiquent que c’est seulement avec les tensions constantes qu'on obtient des longueurs d’onde limite (c’est-à-dire minima) bien définies, bien visibles sur les spectrogrammes.
En somme, c’est la quasi-unanimité. Notons cependant que, en matière de téléræntgenthérapie, Marchal et Mallet [225] pensent que « les appareils générateurs sont indifférents, bien que cependant la tension constante ait quelque avantage, mais la tension pulsatoire est également très recommandable ».
Voici, en terminant, quelques nombres (extraits d’un rapport publié en collaboration avec le professeur Wangermez [3691)
et dont le rapprochement plaide en faveur de la supériorité de la tension constante :
Spectre utilisé. Distance focale. Dose en profondeur. DO NVE P Emm Cr ee. ,200 cm. AN CAMION CRC) 200 KV. — 15 mm. Cu (T. C.). 200 cm. Ja Al" cm.C). 300 KV. — 2 mm. Cu (T. P.).. 50 cm. DIN AS ENT. 300 KV. — 2,8 mm. Cu (T. C.). 50 cm. 43509 à 105 0Cm.{0:
(1) Cottenot et Sluys [359].
(2) Marchal et Mallet [225].
(3) Belot et de Vulpian [21].
(4) Wangermez et Auriac.
RSA TEE
En terminant, nous nous permettrons d'exprimer le vœu de voir de moins en moins, dans notre pays, d'où la tension constante (ce sont des Américains qui parlent [211]) a pris son essor, des travaux où des mesures « strictement physiques » ont pour objet des tensions pulsées de 140.000 à 180.000 volts [71, 72]. Il nous semble, en effet, singulièrement audacieux — et nous avons vu que nous ne sommes pas seul à penser de la sorte — de prétendre définir physiquement une tension
pulsatoire (ou pulsée) de x volts.