‹ Contribution à la dosimétrie en rontgenthérapie de voltage élevéChapitre 37 sur 63 · VI. — Critique de la méthode · texte numérisé non relu

VI. — Critique de la méthode

Cette application de la micro-densitométrie rœæntgengraphique à l'étude de la perméabilité des chambres d’ionisation

paraît appeler quelques remarques.

A. — Il y a, à l'intérieur de la chambre d’ionisation, du gaz, le plus souvent un gaz rare, donc de poids atomique relativement élevé, et à une pression en général supérieure à la pression atmosphérique (); c’est-à-dire deux conditions additionnant leurs effets, et suffisantes pour que l'on puisse supposer que ce volume gazeux est relativement opaque aux rayons rœntgen.

L'image rœntgengraphique de la chambre serait donc sous la dépendance, non seulement de lopacité des parois, le contenant, mais aussi de lopacité du gaz, le contenu.

Cette objection ne nous a pas échappé

Ayant à notre disposition un dosimètre de Hammer endommagé, avec cette particularité que la chambre s'était détachée du manchon-support, en n’étant lésée qu'à sa base, nous avons rœæntgengraphié, côte à côte, cette chambre isolée (donc remplie d'air à la pression atmosphérique) et une chambre intacte.

L'étude des rœntgengrammes ne nous a pas révélé de différence appréciable d’opacité (et on peut tenir pour négligeable, on l’admettra sans doute, l’opacité des quelques centimètres cubes d’air à la pression atmosphérique se trouvant dans l'enceinte de la chambre accidentée).

Nous basant sur cette vérification obtenue avec le seul Hammer, nous avons généralisé.

(4) D’après Compton [49], Müillikan [246], Sievert [320] cette pression peut atteindre et même parlois dépasser 30 atmosphères.

sg

B. — Nous avons déjà indiqué (p. 79) que, pour déduire du pourcentage d’opacité de la chambre que nous mesurons, l’'opacité due à la simple paroi, nous avions posé

Opacité totale — 2 x (opacité d’une paroi),

c'est-à-dire que, en première approximation, nous avons admis que les deux parois successivement traversées par les rayons : paroi supérieure, puis paroi inférieure (nous venons de voir qu'on pouvait négliger le gaz les séparant), jouaient, qualitativement et quantitativement, un rôle identique.

Etions-nous fondé à raisonner ainsi ?

Reprenant la chambre accidentée, dont nous avons fait usage (paragraphe précédent), nous en avons fait obtenir, par une section axiale, une demi-valve que nous avons rœntgen-

graphié (fig. 22).

| YRX | Y

Film Î

Coupe verticale

Fic. 22.

Nous avons pu ainsi comparer la valeur de l’opacité de la paroi simple ainsi mesurée à la valeur de cette opacité calculée à partir de l’opacité totale.

Nous n'avons pas trouvé de différence entre ces deux valeurs excédant 2 à 3,5 %.

C. — Il serait vain de vouloir se dissimuler les nombreuses causes d'erreur pouvant provenir du matériel photographique utilisé, et la nécessité d’un soin extrême, d’une grande méticulosité même, dans l'observation des règles d'irradiation, de développement, de manipulation, d’une façon générale.

Mais ce qui élimine tout ou partie des causes d’erreur que nous avons successivement envisagées, c’est le fait que nous

se ga

avons constamment pratiqué des mesures relatives, après avoir fixé, une fois pour toutes, les facteurs constants utiles : film (marque et qualité), distance focale, bain-révélateur, etc.

Wilsey [371], insiste avec raison sur l'avantage des mesures comparatives, relatives; d’après lui, l’erreur, dans ce cas, ne dépasserait pas 2 %.

Mallet [217] qui se défie de la méthode photographique, pense qu’ « elle ne peut, à la rigueur, être employée que pour des mesures relatives à une épreuve donnée, à condition d'être dans la partie linéaire de la courbe de noircissement ».

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