CONCLUSIONS
I. — En rœntgenthérapie de voltage élevé, il y a lieu de considérer, parallèlement à la tension maxima atteinte :
1° la forme de variation de la tension, au-dessous de cette tension maxima : l'alimentation par « tension constante » semble devoir être préférée;
2° les caractéristiques — nature et épaisseur — de la « filtration primaire » du tube rœntgen.
IL — Dans ce domaine, les méthodes de mesure photométrique et photographique ne semblent pas actuellement près de détrôner la méthode ionométrique.
Mais celle-ci n’est pas exempte de critiques. En particulier, il faut signaler la façon inexacte avec laquelle répond le dosimètre de Hammer pour des filtrations de cuivre faibles.
IL — La perméabilité des chambres ionométriques aux rayonnements de différentes longueurs d'onde peut être mesurée par la méthode photographique.
Cette étude est l’occasion d’une revue générale des facteurs d'erreur en rœntgengraphie — d’où sera déduite une technique sévère — et ensuite d’une étude sélective des films au microphotomètre enregistreur.
On peut, en « mensurant » les rœntgengrammes des chambres au microphotomètre, établir une hiérarchie entre celles-ci,
en allant du Dauvillier, le plus imparfait de ce point de vue, aux appareils de Hammer et de Strauss.
Enfin, le facteur protection de l’ionomètre est également envisagé, grâce à cette méthode.
IV. — La microdensitométrie comparative rœntgengraphique, ou, d’une façon plus générale, radiographique, méthode actuellement bien au point grâce à la précision et à la fidélité de l'appareillage employé, semble avoir un avenir particulièrement intéressant.
Elle doit être, semble-t-il, d’un gros appoint en spectrographie.
V. — L’expérimentation, en dosimétrie rœntgengraphique, doit s’appuyer sur des bases solides : constance aussi parfaite que possible de l’alimentation , « stabilité » du tube rœntgen, homogénéité du fantôme, etc. à
VI. — Des résultats de mesure de la dose profonde, on peut retenir que :
1° La filtration devra être d'épaisseur suffisante pour, de qualitative, devenir quantitative (pour le cuivre : 1,5 à 2 mm.);
2° Il n’y a pas intérêt à augmenter la distance focale au-delà de 10 fois environ la profondeur à irradier (en thérapie localisée);
3° La couche d’air tube-corps irradié a son rôle à jouer dans les. phénomènes d’absorption et de diffusion de surface.
VII. — En admettant qu'il est encore trop tôt pour poser des conclusions définitives, il semble cependant que l'élévation du voltage, à partir de 300 KV (tension constante), n’améliore pas d’une façon considérable le taux de transmission en profondeur.
or