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un faisceau charnu venant del’apophyse transverse de l’atlas s’unit à son bord inférieur. Cette lame charnue recouverte par le trapèze passe sur le sus-épineux et s'implante sur le tiers supérieur du bord antérieur de l’épine scapulaire.
La portion cervicale (fig. XXXVIIT, 4) vient des trois quarts postérieurs du ligament cervical ; elle se confond en arrière avec le rhomboïde du dos, dont les insertions rachidiennes se réduisent à un petit faisceau né de la première dorsale. Le bord antérieur, mince, très oblique en bas et en arrière, est séparé du rhomboiïde occipital par un espace angulaire à base antérieure, dans lequel on voit le splénius. Le bord postérieur est à peu près transversal et répond à l’espace qui sépare les deux trapèzes. L'insertion est limitée à la portion rétro-épineuse du bord spinal de l’omoplate.
Sciurus vulgaris (1). — Le rhomboïde de la tête, large, quoique mince et assez court vu la brièveté du cou, naît de toute la ligne occipitale et du ligament cervical. Il présente une ébauche de séparation entre les portions occipitale et cervicale et s’insère à la partie pré-spinale du bord vertébral de l’omoplate. Le faisceau atloïdien est grêle et indépendant. Il naît, au-dessus du levator claviculæ, de l’'apophyse transverse de l’atlas et se purte en arrière et un peu en dehors le long du bord inférieur de l’angulaire. Il s’accole au bord externe du rhomboïde, contourne avec lui le sus-épineux et se fixe à la partie supérieure de l’épine de l’omoplate, sur la lèvre antérieure, au-dessus du trapèze.
Le rhomboïde du dos est court, épais et transversal. Il s’insère sur les deux premières vertèbres thoraciques, accolé au bord antérieur du grand dorsal et se termine sur la portion rétro-spinale du bord supérieur de l’omoplate.
Dipus ægyptius (2). — Petit, mince : portion dorsale presque nulle. Le rhomboïde s’insère sur la ligne occipitale et sur le ligament cervical d’une part, sur la lèvre externe du bord spinal de l’omoplate de l’autre.
(1) Insertion inf.: X, B, 14, p. 49. (2) Insertion inf.; XI, A, 9, p. 49.
Lepus cuniculus (1).— Les deux rhomboïdes sont continus: celui de la tête se fixe à la ligne occipitale et au ligament cervical, celui du dos aux apophyses épineuses des sept premières vertebres dorsales. Les fibres ont une disposition contournée sur elles-mêmes. Les fibres antéro-externes, qui naissent de la partie externe de la ligne occipitale, après avoir suivi quelque temps le bord externe du muscle, s'engagent sous sa face profonde et viennent se fixer près de l’angle postérieur du scapulum avec le rhomboïde du dos. Les fibres cervicales antérieures suivent la même torsion et après avoir croisé la face profonde du muscle s’insèrent au-devant des précédentes sur le bord spinal de l’omoplate. Ce sont les fibres cervicales postérieures qui forment la couche superficielle du muscle ; leur terminaison occupe près des trois quarts antérieurs de la lèvre externe du bord spinal.
Le rhomboïde du dos se condense en un faisceau assez étroit qui se fixe avec les fibres occipitales externes près de l’angle postérieur du scapulum.
Lepus timidus (2). — Les rhomboïdes de la tête et du dos sont séparés : les deux portions occipitale et cervicale du rhomboïde de la tête sont elles-mêmes distinctes. La première s’insère sur la partie externe de la ligne occipitale qui s'infléchit en arrière. Le faisceau charnu est mince : il se porte vers l’omoplate en passant en dehors de l'émergence du grand nerf occipital et se rapproche du bord externe du rhomboïde cervical sous lequel il s'engage tout en conservant son indépendance. Après avoir croisé la face profonde du muscle, il s'implante isolément sur la face interne de lomoplate près de l’angle postérieur entre l'extrémité inférieure des insertions du rhomboïde cervical et du rhomboïde du dos.
Le rhomboïde cervical s'insère au ligament cervical sans arriver jusqu'à l’inion. Il forme une lame charnue, longue et
(1) Insertion inf.: XII, 8, 15, p. 50.
(2) Insertion inf. : XIII, B, 16, 17, 18, p. 51.
PO
étroite dont les fibres sont tordues sur elles-mêmes. Celles qui sont antérieures au cou deviennent postérieures au niveau del'insertion scapulaire, après avoir croisé la face externe du muscle. L'insertion scapulaire suit le bord supérieur de l’omoplate derrière l’épine puis s’infléchit sur la face interne de l'os, au-devant du rhomboïde du dos.
Le rhomboïde du dos est triangulaire et épais. Sa base se fixe aux apophyses épineuses des sept premières vertèbres dorsales et son sommet à la face interne de l'angle postérieur de l’omoplate sur une surface qui s'étend verticalement entre l’insertion du rhomboïde du cou et du grand dentelé. Le muscle présente, comme le rhomboïde de la tête, une légère torsion : les fibres antérieures deviennent internes à leur insertion scapulaire.
Lerhomboïde du Lièvre diffère donc de celui du Lapin, par un développement général plus grand et une indépendance plus marquée des portions occipitale et cervicale du rhomboïde de la tête. Chez l’un comme chez l’autre, ce dernier a une disposition spiralée et l'insertion du rhomboïde occipital se fait à l'angle postérieur de l’omoplate à côté de l'insertion du rhomboïde du dos.
Arctomys marmotta{i). — Le rhomboïde de la tête est très gros. Il s’insère à la ligne occipitale et au ligament cervical et se continue avec le rhomboïde du dos, qui est petit et ne dépasse pas la deuxième vertèbre dorsale, c’est-à-dire le niveau du bord postérieur de l’'omoplate. Il reçoit un faisceau qui naît de l’apophyse transverse del’atlas, contourne le complexus et se fixe à la partie supérieure de l’épine de l’'omoplate. Son insertion se continue avec celle du muscle qui occupe toute la portion rétro-spinale du bord supérieur de los.
4. — Angulaire et Grand dentelé (Trachélo-costo-épiscapulaire de LANNEGRACE)
La fusion si fréquente de ces deux muscles chez les Mammifères en fait un vaste éventail qui rayonne du bord
() Insertion inf. : XIV, À, 9, p. 52.
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spinal de l’omoplate vers les côtes et les parties latérales du cou tout en présentant, suivant les espèces, des variations notables sur le nombre des côtes et des vertèbres qui sont destinées aux insertions.
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Fig. XXXIX.— Région thoracique antéro-latérale du Cobaye : couche pro. fonde. Réduction de moitié. 1, Scalène antérieur ; 2, Scalène moyen; 3, Scalène postérieur ; 4, Intertransversaire du cou ; 5, Sterno-hyoïdien ; 6, Nerf phrénique ; 7, Paires rachidiennes cervicales ; 8, Trachée ; 9, Sterno-costal ; 10, Grand droit de l’abdomen ; 11, Intercostaux ; 12, Grand oblique ; 13, Grand dentelé ; 14, Grand dentelé : digitations s’insérant à la 1 et à la 2° côte ; 15, Grand rond ; 16, Sous-scapulaire ; 17, Angulaire.
Cavia cobaya(l).— L'angulaire, d'après Parsons, s’insère aux sept vertèbres cervicales ; le faisceau de l’atlas me parait toutefois inconstant. Les insertions se font par de petits tendons aux tubercules des apophyses transverses, entre les digitations du scalène postérieur avec lesquelles elles échangent quelques fibres vers la base du cou et celles du petit complexus et du cervical ascendant. Au niveau des deux dernières apophyses transverses cervicales dont le sommet est dédoublé (2), l'insertion siège sur le tubercule ven-
(1) Insertion inf. : VIII, A, 5, p.48.
(2) ALEZAIS. Etude anatomique du Cobaye, Journal de l'Anatomie, 1899, D. 742.