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moitié exerne du bord postérieur de la clavicule. Siphneus(1), Bathyergus, Georychus (2) font seuls exception et présentent comme les Hystricomorphes un scapulo-claviculaire large et distinct.
Sciurus vulgaris. — Même disposition: absence du scapulo-claviculaire dans tous les types de Sciuromorphes examinés par Parsons (3). Chez Sciurus vulgaris, le sousclavier forme un gros faisceau cylindroïde et tout entier charnu, qui naît de la première côte, en dehors de l’épisternum et s’insère au tiers interne du bord postérieur de la clavicule.
Dipus ægyptius. — Se rapproche comme les autres
Dipodidés (Dipus hirtipes, Alectaga indica) des Sciuro-
morphes. Pas de faisceau claviculaire ; sous-clavier, bien développé. Chez Dipus œgyptius, le sous-clavier qui est gros, eu égard aux petites dimensions du membre thoracique, va de la première côte à la plus grande étendue du bord postérieur de la clavicule.
Lepus cuniculus (4). — D'après le professeur Testut, on trouve chez le Lapin les faisceaux suivants : l° une couche superficielle assez forte allant du sternum à la clavicule et au ligament claviculaire externe (sterno-claviculaire) ; 2° une couche plus profonde allant de l'extrémité antérieure du sternum au bord antérieur de l’omoplate et au fascia susépineux (sterno-scapulaire) ; 3° une couche épaisse étendue du bord antérieur de la clavicule à l’épine de l’omoplate (scapulo-claviculaire) ; 4 des faisceaux musculaires, d’abord unis à la couche précédente et se fixant aux deux tubérosités de l’humérus ; 5° des fibres allant à la capsule articulaire de l'omoplate ; 6° des fibres allant à l’apophyse coracoïde.
Sans nier leur présence possible, je n'ai constaté ni les
(1) MILNE-EDwARDS,. Recherches pour servir à l'histoire naturelle des Mammifères, p. 93.
(2) PARSONS, loc. cit,, 1896.
(3) PARSONS, loc. cit., 1894.
(4) Insertion des faisceaux scapulo-claviculaires : XII, A, 12, p. 50,
faisceaux huméraux, ni les fibres capsulaires et coracoïdiennnes dont parle le professeur Testut. J'ai trouvé chez le Lapin un sous-clavier formé de fibres sterno-claviculaires et sterno-scapulaires auxquelles s'ajoutent des fibres scapuloclaviculaires et scapulo-costales venant de la première côte.
Le sous-clavier (fig. XLIIT, 2) est un petit faisceau plat et mince qui naît suivant une ligne sagittale sur le cartilage de la première côte le long du sternum. Il est largement couvert par le pectoral qui s'étend jusqu'au sommet de l’épisternum. $es fibres se portent transversalement en dehors derrière la clavicule sous le faisceau caviculaire du pectoral. Ses fibres antérieures (/4. XLIII, 3) s'insèrent sur le bord
Fig. XUIIT. — Sous-clavier du Lapin. 1. Faisceau claviculaire du pectoral ; 2, Sous-clavier ; 3, Ses fibres claviculaires ; 4, Ses fibres scapulaires ; 5, Scapulo-claviculaire ; 6, Glavicule ; 7, Fibres costo-scapulaires externes ; 8, Veine sous-clavière ; 9, Fibres costo-scapulaires internes ; 10, Premier cartilage costal.
postérieur de l'extrémité externe de la clavicule : le reste des fibres (/ig. XZLITI, 4), beaucoup plus nombreuses, vont à l'épine de l’omoplate et s’étalent sur le sus-épineux en s’entremêlant aux fibres scapulo -claviculaires pour s’insérer à toute la largeur de l’apophyse.
Les fibres scapulo-claviculaires (jig. XLIIT, 5) naissent des trois quarts internes du bord postérieur de la clavicule, depuis le sternum jusqu’à l'insertion du sous-clavier. À ces fibres viennent s’en joindre quelques-unes qui naissent du bord antérieur du premier cartilage costal au-devant du sous-clavier. Elle se fixent (9. XLIIT, 9) suivant une ligne
concave en avant, tandis que l'insertion du sous-clavier est antéro-postérieure .… Ces fibres sont traversées par la grosse veine sous-clavière (/g. XLJIIT, 8) qui les divise en deux parties inégales : l’interne est assez large, tandis que l'externe forme un petit tractus peu résistant (/9. XLIIT, 7). Ces fibres costales rejoignent le faisceau scapulo-claviculaire en subissant un mouvement de torsion par lequel les fibres qui sont externes à l'insertion costale passent sous la clavicule et forment Le bord postérieur du muscle. Celui-ci s'étale sur le sus-épineux et s’insère à toute la longueur de l’épine de l’omoplate en croisant superficiellement les fibres sternoscapulaires.
Lepus timidus (1). — Deux différences notables avec le Lapin sont à signaler dans la disposition du sous-clavier et des divers faisceaux scapulaires du lièvre. Le sous-clavier est petit et se termine tout entier sur la clavicule. Le scapulo-claviculaire est au contraire très développé. Il forme une lame épaisse qui couvre le bord antérieur du susépineux. Sa bases’insère à toute la longueur de l’épine de lomoplate, directement dans sa moitié inférieure, par l’intermédiaire d’un fascia qui est uni au fascia sus-épineux dans la moitié supérieure. Les fibres inférieures ou acromiales vont se fixer à l'extrémité externe de la clavicule sous l’omo-transversaire ; les fibres supérieures ou spinales, beaucoup plus nombreuses, forment une lame épaisse qui passe sous la clavicule et s’insère sur l’épisternum et le sternum jusqu’au bord postérieur de la deuxième côte.
Arctomys marmotta. — Le sous-clavier existe seul et ressemble à celui de l’homme. C’est un petit faisceau conoïde qui nait sur le bord antérieur du premier cartilage costal et setermine sur la moitié externe du bord inférieur de la clavicule.
INNERVATION. — Le pectoral est innervé par les nerfs thoraciques antérieurs ; le sous-clavier et les faisceaux clavi-
(1) Insertion des faisceaux scapulo-claviculaires : XIII, À, 12, p. 51.
culaires reçoivent le même filet nerveux qui se détache de la partie antérieure du plexus et représente le nerf du sousclavier de l’anatomie humaine (Parsons.)
Résumé. — Les muscles qui viennent d'être décrits ne donnent pas lieu à de longues discussions anatomiques. Ils présentent seulement quelques caractères de morphologie qui sont indépendants de toute influence fonctionnelle, d’autres qui peuvent leur être rattachés.
On peut cependant contester la valeur du faisceau qu'avec Leche j'ai décrit chez le Lapin sous le nom de portion ventrale du cléido-transversaire. Wood (1) et Testut (2) ne l'ont pas toujours interprété, d'après Leche (3), d’une façon semblable. Tantôt ils en ont fait le Zevator claviculæ (omo-transversaire), tantôt le cléido-mastoïdien de l’homme.
Avec Leche je considère cette dernière homologie comme peu soutenable. Le cléido-mastoïdien existe chez le Lapin, à côté du sterno-mastoïdien, et il est bien différent du muscle en question. Il s'implante d’une part sur la partie externe de la ligne occipitale, un peu audessus et en arrière du faisceau sternal, de l’autre sur le tiers moyen de la clavicule.
Leche ajoute que l’innervation n’est pas en faveur de l'hypothèse de Wood, car ce serait la quatrième paire cervicale qui fournirait ce muscle, tandis que le cléidomastoïdien est fourni par la troisième paire. J'ai trouvé, pour ma part, que le filet nerveux qui se rend au cléidotransversaire venait chez le Lièvre comme chezle Lapin de la troisième paire cervicale, mais la raison ne me paraîtrait pas suffisante pour faire de ce muscle une
{) Woop. A group of varieties of the muscles of the human neck, shoulder and chest with their transitionnal forms and homologies in the Mammalia. Phil. Trans. of R. Soc. Lond.t. GLX (1880), p 83.
() Tesrur. Les Anomalies musculaires, etc., p, 94-97
(3) BRoNN’sS Klassen, etc. lief. 32-33-34, 1889, p. 733.
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portion du sterno-mastoïdien, étant donnée la présence du cléido-mastoïdien avec ses Insertions normales et son inner vation régulière.
1° ‘Faits anatomiques étrangers aux influences fonctionnelles.
Le trapèze a deux portions, acromiale et dorsale, indépendantes chez Cavia cobaya, Lepus cuniculus, Lepus timidus, continues chez Sciurus vulgaris, Arctomys marmotta : trois portions chez Mus decumanus, Dipus œægyptius. Le grand dorsal a une digitation costale chez Cavia cobaya, Mus decumanus, Sciurus vulgaris, deux digitations costales chez Lepus timidus, trois ou quatre chez Lepus cuniculus, ArctLomys marmotta.
Le rhomboïde de la tête a un faisceau atloïdien chez Mus decumanus, Arctomys marmotta.
L'omo-transversaire naît de l’apophyse basilaire chez Cavia cobaya, Lepus cuniculus et Lepus timidus ;: de l’atlas chez Mus decumanus, Dipus œægyptius, Arcitomys marmotta ; de l’atlas et de l’axis, chez Sciurus vulgaris.
L’angulaire naît des vertèbres cervicales, sauf la première, chez Cavia cobaya, Mus decumanus, Sciurus vulquris, Arctomys marmotta, de toutes les vertèbres cervicales, Dipus œgyptius, des cinq dernières, Lepus cuniculus, Lepus timidus.
Le grand dentelé naît des sept premières côtes, Mus decumanus, Sciurus vulgaris ; des sept à huit premières côtes, Cavia cobaya ; des six premières côtes, Dipus ægyptius ; des huit premières, Lepus cuniculus, Lepus timidus, Arctomys marmotta.
Le faisceau brachio-abdominal du pectoral existe chez Cavia cobaya, Arctomysmarmotta, Mus decumanus, Sciurus vulgaris, Dipus ægyptius, Lepus cuniculus, Lepus timidus.
Les faisceaux claviculaires sont bien développés chez Cavia cobaya, Lepus cuniculus, Lepus timidus; ils sont réduits au sous-clavier chez Mus decumanus, Sciurus vulgaris, Dipus ægyptius, Arctomys marmott«.
2? Les dispositions anatomiques suivantes semblent dépendre des influences fonctionnelles. (1)
Le grand dorsal et le grand pectoral de la Gerboise sont très réduits de volume par suite des petites dimensions du membre thoracique.
Le grand dorsal et le grand pectoral comprennent deux ordres principaux de fibres, les unes antérieures ou transversales produisant l'adduction du membre, les autres postérieures, se rapprochant plus ou moins de la direction sagittale et ramenant le membre en arrière. Les unes et les autres subissent des modifications fonctionnelles que l’on peut rapprocher. Les fibres posté— rieures ou de flexion sont beaucoup plus développées queles antérieures chez le Coureur et le Sauteur, tandis que chez le Grimpeur et le Fouisseur les fibres antérieures ou d'adduction participent au développement général du muscle.
Chez Lepus cuniculus et Lepus timidus, malgré l'absence du faisceau brachio-abdominal, dont l’existence dépend surtout, comme on l’a vu, des influences spécifiques, le bord postérieur du pectoral est remarquable par son développement. La longueur de ses fibres et leur épaisseur contrastent singulièrement avec les faisceaux antérieurs qui sont grêles et minces. De même le grand dorsal est surtout d'origine lombaire. Chez le Lapin son insertion rachidienne s'avance jusqu'à la neuvième ou dixième dorsale, mais chez le Lièvre il est exclusivement lombaire, et ses fibres s’allongent hori-
(1) ALEZAIS. Quelques adaptations fonctionnelles du grand pectoral et du grand dorsal, CG. R.Soc. Biol. 1900, n° 25, p. 701.
ET
zontalementsur lesflancs pour gagner la crête pectorale de l’'humérus,
Chez le Grimpeur, au contraire (Sciurus vulgaris), pectoral et grand dorsal, tout en restant étendus vers la région lombaire, ont des fibres antérieures ou d'adduction bien plus développées que chez le Coureur. Le bord postérieur du pectoral est épais, mais sa couche antérieure superficielle est dédoublée et chacune de ses portions, dont les fibres sont transversales ou obliques en dedans et en arrière, est relativement épaisse. De même le grand dorsal, tout en restant dans la région lombaire et atteignant parfois même le bassin, présente une extension dorsale et un développement bien plus grands. Tandis que chez Cavia cobaya, son bord antérieur siège au niveau de la septième dorsale, chez Mus decumanus, il atteint la quatrième dorsale, chez Sciurus vulgaris, la deuxième, et il forme chez ce dernier une couche qui reste charnue jusqu'aux vertèbres, qui représente le maximum d'épaisseur du muscle etse continue avec un dorso-olécränien remarquable ment puissant.
Chez le Fouisseur, le pectoral et le grand dorsal sont également bien développés, mais ils le sont surtout dans leur portion antérieure. Chez Arctomys marmotta, le grand dorsal prend naissance seulement sur le rachis dorsal par l'intermédiaire d’un fascia aponévrotique et son bord antérieur atteint comme chez l'Ecureuil la deuxième vertèbre de la région. Le pectoral est puissant, mais son maximum de puissance siège dans la couche moyenne, tandis que le faisceau brachio-abdominal est assez mince. Ce dernier est cependant uni au pannicule charnu dont j'ai déjà signalé le développement chez la Marmotte el le rôle qu’il joue dans la projection du bras énarrière.
Chez d’autres Fouisseurs on trouve le même dévelop-
pement général ou simplement antérieur du pectoral. Chez Hystriæ, Erethizon dorsatus, la portion & du pectoral forme une bande distincte qui croise obliquement le reste du muscle pour gagner la moitié inférieure de l’humérus. Chez Bathyerqus, V'Oryctère des dunes, le muscle forme une grosse masse ; « et b sont fusionnés : mais près de l'insertion, les fibres postérieures se replient sous les antérieures et s insèrent sous elles à la crête pectorale ; c naît de la moitié antérieure de la ligne blanche et s'insère avec une partie du grand dorsal à la capsule de l'épaule : d s'insère sur les deux tiers postérieurs du sternum et les vrais cartilages postérieurs. Il se termine sur la moitié externe de la clavicule : son bord antérieur est en contact avec le bord postérieur du sous-clavier (Parsons).
On peut donc conclure que chez le Coureur ce sont les fibres postérieures ou de flexion du pectoral et du grand dorsal qui sont développées, tandis que chez le Grimpeur et le Fouisseur, les fibres antérieures ou d'adduction le sont aussi et ces deux muscles sont plus puissants.
2 — Epaule