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Grand rond

Le grand rond est en général volumineux et relativement plus volumineux que le grand dorsal auquel son tendon est plus ou moins étroitement uni. Parsons ne signale que les Dasyproctidés chez lesquelsles deux insertions sont distinctes. La description du grand rond doit être complétée par celle qui a été donnée pour le grand dorsal. L'insertion scapulaire du grand rond (2) s'étend sur le quart supérieur (Cavia cobaya, Sciurus vulgaris), sur le tiers supérieur (4rctomys), sur la moitié supérieure (Mus decumanus, Lepus cuniculus, Lepus timidus) du bord postérieur de lomoplate. Ce bord est épais (Cavia, Lepus) où même se replie en dehors (Sciurus) pour offrir au grand rond une plus large surface d'insertion. Le corps charnu le déborde toujours largement et adhère aux aponévroses sous-épineuse et sous-scapulaire. Ilse porte en bas et un peu en avant entre le sous-épineux, le petit rond et le sous-scapulaire d’une part, le grand dorsal de l’autre et s'applique sur la face interne du bras avant de s'insérer à l'humérus. Il est épais et rectangulaire (Cavia, Lepus), plutôt cylindroïde (Mus, fig. XXXI, 8, p. 81). Chez Dipus, tout en participant à la réduction de volume du membre thoracique, il présente des proportions relativement assez grandes(/ig. V, 14, p.24). Chez Arctomys, ilest allongé(/ig. XLI V, 25, p. 125) et plutôt petit eu égard au grand dorsal.

L'insertion humérale (2) du grand rond siège généralement sur le tiers supérieur (Cavia, Dipus, Arctomys) ou le quart supérieur (Mus, Sciurus, Lepus cuniculus), du bord interne de la diaphyse humérale. Chez Lepus timidus elle est remarquablement plus élevée et cette différence de disposition avec Lepus cuniculus, malgré l’étroite parenté de ces

(1) Insertions scapulaires, page 48 et suiv.

(1) Insertions humérales, page 57 et suiv.

deux espèces, ne saurait être attribuée, ce me semble, qu’à la différence des fonctions. Sur un humérus de Lièvre de huit centimètres de long, le bord inférieur du tendon du grand rond siège à un centimètre et demi environ au-dessous de la limite supérieure de la tête humérale. L'insertion du grand rond occupe donc le sixième supérieur de l'os et nous aurons l'occasion de signaler d’autres exemples de cette même tendance qui porte les muscles, chez les Coureurs, à restreindre leurs insertions osseuses et à les rapprocher des extrémités épiphysaires proximales.

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