Bras 4. — Biceps brachial
Les seules variations morphologiques de ce muscle dont le développement est généralement notable, consistent dans l’adjonction au chef glénoïdien qui est constant, d’un faisceau du coraco-brachial et dans l'insertion à un seul ou aux deux os de l’avant-bras.
Cavia cobaya (1). — Un seul chef glénoïdien comme chez tous les Caviidés. Né du sommet de l’ovale glénoïdien, le tendon traverse l’articulation de l'épaule et se réfléchit dans la gouttière bicipitale. Le corps charnu, fusiforme, descend un peu obliquement en bas et en dehors (#g. XXXIV, 1, p.87), sur le devant du bras, recouvert dans ses deux tiers supérieurs et croisé par le pectoral. Il forme avec le brachial antérieur (fig. XXX, 27, p. 18) un V ouvert en haut dans lequel s’enfoncent le pectoral, le delto-claviculaire et le peaucier.
D'après Parsons (2), le biceps du Cobaye n’a qu'une insertion antibrachiale sur le cubitus, comme chez Dolichotis (3), Dasyprocta, Cœlogenys. Je suis amené à lui décrire, au contraire, comme chez les Octodontidés et les Chinchillidés, des connexions avec les deux os de l’avant-bras. Le tendon terminal ne se dégage qu’au-dessus de l'articulation du
(1) Insertion inf.: XXII, B, 10, p, 68.
(2) PARSONS, loc. cit., 1894, p. 263.
(3) BEDDART. Proc. Zoo!. Soc., 1891, p. 236,
coude. Après un court trajet il se divise en deux portions: la portion principale ou postérieure croise le radius et s’insère perpendiculairement sur le cubitus, la portion la plus petite se porte en avant et se fixe au radius. Elle envoie à la gaine des fléchisseurs une expansion fibreuse qui se fixe au bord interne du radius au-dessus du rond pronateur.
Mus decumanus (1). — Le chef glénoïdien plutôt petit, reçoit vers le milieu du bras quelques fibres du coracobrachial. Le tendon se bifurque et se fixe aux deux os de l’'avant-bras. La portion destinée au radius est plus large et s’insère sur la face interne du col un peu au-devant de la portion cubitale. C’est la disposition commune à tous les Myomorphes en général, aux Octodontidés et aux Chinchillidés.
Sciurus vulgaris (2). — Large tendon glénoïdien se fixant sur un tubercule saillant à la base de lapophyse coracoïide. Corps charnu cylindroïde, assez gros, recevant vers la partie moyenne du bras un petit faisceau charnu du coraco-brachial (/g. XXXVI, 5, p. 90). Le tendon terminal, nacré, aplati transversalement, se fixe au bord interne de la tubérosité du radius qui siège immédiatement au-dessus de la surface articulaire. Rien au cubitus.
Dipus ægyptius (3). — Chef glénoïdien unique (/g. XXXVII, 9, p. 92) s’insérant au cubitus tout en envoyant au radius, au-devant du tendon du brachial antérieur, un mince tractus tendineux,
Lepus cuniculus (4). Lepus timidus (5). — Un seul chef glénoïdien fusiforme, relativement grèle, même chez
(1) Insertions sup.: IX, 19, p. 49 ; inf. XXIII, 19, p.69. (2) Insertions sup.: X, 3, p. 49 ; inf. XXIV, 13, p. 69.
(3) Insertions sup.: XI, 12, De 49 int. XX, 07, p.10:
(4) Insertions sup.: XII, 1, p. 56; inf. XXVI, 11, p. 10. B)Minsertions sup.: XIIL, 1, p. 51; inf. XXVIL, 11, p. 71.
Lepus timidus. Les fibres charnues se terminent au niveau du coude sur une lame fibreuse résistante qui est placée de champ et s’unit en arrière au tendon du brachial antérieur. Elle s’insère au cubitus et envoie en avant une expansion aponévrotique au radius qui permet de considérer ces deux Rongeurs comme ayant un biceps à double insertion antibrachiale. Une autre expansion, plus marquée chez le Lapin, se perd sur la gaine des fléchisseurs.
Arctomys marmotta (1). — Chef glénoïdien renflé et puissant, recevant du coraco-brachial un faisceau grêle (/g. XXXIIT, 11, p. 86). Le tendon terminal, court et plat, s’insère au bord interne du radius qui présente au-dessous de la surface articulaire supérieure une tubérosité saillante.