Radiaux
(Long et court extenseurs radiaux du carpe, Parsons)
Ces muscles sont constants, mais demandent à être recherchés avec une certaine attention, parce qu'ils sont étroitement accolés et peuvent être facilement confondus. Spalax, d’après Milne-Edwards, n'aurait qu’un radial, mais cet auteur n’indiquant pas les insertions, on peut se demander avec Parsons si l'absence du second radial n’était pas seulement apparente.
La seule différence que présentent ces muscles avec leur disposition chez l’homme est linsertion fréquente de leur tendon terminal sur le milieu du dos des métacarpiens au lieu de leur base (Parsons).
Chez Cavia cobaya (1) les corps charnus restent fusionnés depuis l’origine sur la face antérieure de l’épicondyle jusqu'au tiers moyen de l’avant-bras. Avant de devenir tendineux au tiers inférieur, ils échangent parfois des faisceaux charnus. Sur un sujet, le premier radial recevait du second vers le milieu de son trajet un gros faisceau charnu.
Les tendons sont croisés par celui de l’extenseur du pouce et suivent une gouttière spéciale sur le dos de l’extrémité inférieure du radius. Celui du deuxième radial est plus large que celui du premier. L'insertion de celui-ci siège, comme il a été dit, sur le milieu du dos du deuxième métacarpien, mais celle du deuxième siège sur le milieu du bord radial du troisième métacarpien, de telle sorte que ces insertions sont très voisines l’une de l’autre.
Chez Mus decumanus (2), le premier radial est plus petit que le deuxième. Ils s’insèrent ensemble sur la face antérieure de la crête épicondylienne. Les corps charnus, assez distincts, se fixent par leurs tendons sur le milieu de la face externe de la diaphyse des deuxième et troisième doigts.
(1) Insertion: XV, 4, p. 57.
(2) Insertion : XVI, 17, p. 58.
PET mn
Sciurus vulgaris (1). — Les deux radiaux sont bien distincts. Ils se fixent sur la crête épicondylienne, au-dessous du long supinateur et sur une cloison qui les sépare de l’extenseur commun. Leurs tendons s'insèrent au côté radial de la base des deuxième et troisième métacarpiens.
Dipus ægyptius (2). — Bien développés (#9. V, 6, p. 24), le deuxième un peu plus gros que le premier. $e fixent au milieu de la diaphyse des deuxième et troisième métacarpiens, Le premier étend la main en l'inclinant vers le bord radial ; le second est un extenseur presque direct.
Lepus cuniculus (3); Lepus timidus (5). — Les deux radiaux sont égaux (fig. XL VI, 21, p. 148) ; leurs tendons occupent la moitié inférieure de l’avant-bras. Ils s’insèrent, en s’élargissant un peu, sur le dos des deuxième et troisième métacarpiens, à l'union du quart supérieur avec le quart moyen.
Arctomysmarmotta(4).— Le premier radial(fig. XLI1 V, 14, p. 129) est beaucoup plus petit que le second. Il s’insère sur la crête épicondylienne suivant une ligne verticale placée en dehors du long supinateur et commençant moins haut que lui. Le tendon ne devient libre qu'au poignet. Il est croisé par l’extenseur du pouce et se fixe à la partie moyenne du bord externe du deuxième métacarpien. Il étend la main en l’inclinant vers le bord radial. Le deuxième radial (Zg. XLIV, 15, p.129) s’insère à la partie inférieure de la crête épicondylienne et à une cloison fibreuse qui le sépare des autres muscles de la région. Il est plus gros que le premier radial, charnu comme lui jusqu’à sa terminaison sur le milieu du bord externe du troisième métacarpien et croisé par l’extenseur du pouce. C’est un extenseur presque direct de la main.
(1) Insertion : XVII, 10, p. 58.
(2) Insertion : XVIIL 6, p. 59.
(3) Insertion : XIX, 10, p. 59.
(4) Insertion : XX, 15, p. 60.
(5) Insertion : XXI, 9, 10, p. 61.