Long supinateur
Muscle assez variable chez les Rongeurs. Il manque chez la plupart des Hystricomorphes et des Myomorphes, tandis qu'il est présent chez presque tous les Sciuromorphes.
Il est généralement absent chez Cavia cobaya : je l’ai cependant rencontré sur un sujet sous la forme d’un faisceau très grêle étendu de l’épicondyle à l’extrémité inférieure du radius.
Il manque également chez Mus decumanus, Mus musculus, Lepus cuniculus et Lepus timidus.
Chez Sciurus vulgaris (1), il est gros et s’insère sur la moitié supérieure de la face antérieure de la crête épicondylienne. Il longe le bord antérieur de l’avant-bras ({g. L, 14, p. 157) accolé aux radiaux et se fixe par un tendon court et fort à la face antérieure de l'extrémité carpienne du radius.
Chez Dipus, comme chez tous les Dipodidés, il est bien développé (/g. V, 5, p. 24).
Arctomys marmotta (2) présente un long supinateur . remarquable par son volume (/g. XL1V, 13, p. 129). Son insertion supérieure occupe la moitié supérieure de la crête épicondylienne et descend en dedans de l’origine des radiaux. Il est large, aplati transversalement, charnu sur toute sa longueur. Il se termine par de courtes fibres tendineuses sur la parlie inférieure du bord externe du radius et envoie une languette fibreuse se fixer sur l'extrémité inférieure de l’os près de la surface articulaire en passant sur le tendon de lextenseur du pouce.
(1) Insertions : sup., XVII, 9, p.58; inf., XXIV, 17, p. 69. (2) Insertions : sup., XXI, 8, p. 61 ; inf. XX XVIII, 8, p. 93.