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Moyen fessier

Chez les Rongeurs, comme chez les autres Mammifères, ce muscle est généralement plus fort que les autres fessiers. La description qu’en donnent les auteurs est très sommaire : elle mérite chez certains types d’être plus détaillée.

Cavia cobaya (1). — Le moyen fessier forme une masse quadrilatère et épaisse dont la face superficielle, allongée d'avant en arrière, est recouverte par legrand fessier etl’aponévrose lombo-sacrée.

Le bord antérieur, qui suit la crête iliaque, se prolonge au-dessus d'elle en forme de coin, dans une dépression que limitent les faisceaux iliaque et spinal des muscles des gouttières. Cette pointe triangulaire (/g. LXXVI, 9) est peu épaisse. Le bord supérieur, taillé en biseau aux dépens de sa face profonde, s’accole aux muscles spinaux et arrive super-

(Déinseruions sup. LIT, 2, 3,4, 5, p. 190; inf. : LX, À, 2; B; 21,1p. 198.

ficiellement jusqu’à la crête sacrée. Le bord inférieur, épais, croise l'insertion iliaque du tenseur du fascia lata et du droit antérieur. Le tendon du scansorius apparait sous ce bord près du grand trochanter ({g. LXX VI, 7). Le bord postérieur, oblique en bas et en arrière, est accolé au biceps ({ig. LXXVI, 5) et couvre le bord postérieur du pyramidal, qui ont l’un et l’autre la même direction que lui. Au fond et vers la partie moyenne de linterstice qui sépare le moyen fessier du biceps, on trouvelenerfsciatique (/{49. LXX VI, 11), dont l’obliquité en arrière est encore plus marquée que celle de ces muscles et qui croise leur face profonde.

Fig. LXXVI. — Muscle moyen fessier gauche du Cobaye. Grandeur naturelle. 1, Sacro-lombaire :; ?, Faisceau antérieur du moyen fessier ; 5, Moven fessier ; 4, Faisceau postérieur du moyen fessier ; 5, Biceps fémoral, chef sacré ; 6, Grand trochanter ; 7, Tendon du Scansorius ; 8, Tendon du grand fessier ; 9, Vaste externe ; 10, Droit antérieur ; 11, Psoasiliaque ; 12, 13, Tenseur du fascia lata ; 14, Insertion iliaque du grand fessier.

Les insertions du moyen fessier sont multiples : 1° face profonde de l’aponévrose lombo-sacrée, surtout en avant

près de la crête iliaque et le long du rachis ; 2° face externe de l’aponévrose spinale ; 3° os iliaque et sacrum.

Les insertions iliaques se font sur la crête iliaque derrière le grand fessier ; sur la moitié antérieure du bord inférieur de lilion par une lamelle aponévrotique qui s’unit au tenseur du fascia lata ; sur la partie supérieure de la face externe de los, au-dessus de la ligne horizontale supérieure. Cette insertion se prolonge en arrière sur le bord du sacrum. Entre les insertions iliaques supérieure et inférieure, le moyen fessier prend une insertion iliaque moyenne sur la partie antérieure de la ligne horizontale inférieure. Par ses insertions sur la face externe de l’ilion, dont on voit la Coupe sur la figure LXX VII, 1, 2, 3( p. 230), le moyen fessier limite deux loges parallèles, ouvertes en arrière, qui contiennent, l’inférieure, le scansorius (/ig. LXX VIT, 4), la supérieure, le petit fessier (/ig. LXX VIT, 14). Celle-ci correspond à la surface osseuse qui est comprise entre les deux lignes horizontales de l’'ilion, celle-là à la bande étroite qui, au-dessous de la ligne horizontale inférieure, se porte en dedans et regarde directement en bas (1).

Les fibres du moyen fessier forment plusieurs groupes complètement indépendants.

1° Le faisceau postérieur (fig. LXX VI, 4, p.228), comprend, avec les fibres spinales, -des fibres qui naissent de la face profonde de l’aponévrose lombo-sacrée. Son bord antérieur n’est indiqué que par un interstice superficiel et se confond avec le reste du muscle. Toutefois, près du fémur il s'étale et ses fibres couvrent la face externe du grand trochanter pour se fixer sur le bord postérieur de cette apophyse. Les fibres profondes s’implantent directement sur l'os, les fibres superficielles se fixent par une série de 4 ou 5 petits tendons parallèles que l’on ne peut voir qu’en déplissant le muscle ({g. LXXXT, 3, p. 261).

2° Le faisceau antérieur ou cunéiforme (fig. LXX VI, à), dont la pointe est amincie, après avoir reçu de nombreuses fibres de l'insertion iliaque supérieure et de l’aponévrose spinale, s'enfonce sous le faisceau postérieur avec lequel il s’'insère en majeure partie au bord postérieur du grand

(1) Etude anatomique du Cobaye. Journal de l’Anat., 1899, p. 369.

trochanter. Les fibres inférieures se terminent sur la lamelle qui va former le tendon moyen du muscle.

3° La portion principale du moyen fessier ( jig. LXXVI, 3), née dela crêteiliaque et de l'insertion iliaque inférieure, se termine en partie avec les fibres inférieures du faisceau cunéiforme sur un fort tendon (fig. LX XXI, 2, p.261), qui ne se dégage qu’au moment où il va s’insérer sur le bord supérieur du grand trochanter. Une bourse séreuse le sépare à ce niveau des tendons du petit fessier et du pyramidal. Il contracte quelques adhérences avec la partie antérieure du petit fessier. Le reste de ses fibres s’insère sur le bord antérieur du grand trochanter (/g. LX XXI, 1), soit directement, soit par l'intermédiaire de deux languettes fibreuses, mais sur une moindre étendue que sur le bord postérieur.

4 Les fibres qui naissent de l'insertion ililaque moyenne et forment la cloison qui sépare les deux loges (/ig. LXX VII,

Fig. LXXVII. — Muscles scansorius et petit fessier gauches du Cobaye. Grandeur naturelle.— 1, Moyen fessier ; 2, Son insertion iliaque moyenne; 3, Son insertion iliaque inférieure; 4, Scansorius; 5, Vaste externe; 6, Droit antérieur; 7, Insertion trochantérienne du moyen fessier; 8, Tendon du petit fessier ; 9, Tendon du pyramidal; 10, Nerf sciatique ; 11, Biceps fémoral; 12, Faisceau sciatique du petit fessier; 13, Pyramidal] ; 14, Petit fessier ; 15, Filet du sciatique se rendant à l'insertion iliaque moyenne du moyen fessier.

2), donnent un petit faisceau indépendant qui se fixe à la face interne du tendon principal, à la partie antérieure du bord supérieur du grand trochanter. En résumé, l'insertion trochantérienne du moyen fessier forme un fer à cheval qui embrasse les bords antérieur, supérieur et posiérieur de l'apophyse, avec une branche postérieure beaucoup plus longue que l'antérieure. Elle comprend un fort tendon au niveau du sommet du grand trochanter, des fibres et deux petites languettes tendineuses en avant, des fibres et quatre ou cinq tendinets parallèles en arrière.

Mus decumanus(l). Mus musculus.— Moyen fessier volumineux : son bord postérieur répond à une ligne transversale passant par le grand trochanter ; il dépasse le pyramidal. Le bord antérieur est mousse, sans faisceau cunéiforme. Pas d'insertion iliaque moyenne. Le faisceau postérieur est peu distinct. Même insertion trochantérienne que chez Cavia.

Sciurus vulgaris (2). — Moyen fessier assez petit. Son bord postérieur, oblique en bas et en arrière, reste éloigné du biceps. Pas d'insertion iliaque moyenne, ni de faisceau cunéiforme. Le faisceau postérieur est complètement fusionné avec le reste du muscle qui s’insère par un tendon sur le bord supérieur du grand trochanter, par implantation de ses fibres sur son bord postérieur.

Dipus ægyptius (3). — Muscle assez petit, mais épais (fig. LXXXIX, 2, p. 292). Il naît du tubereule iliaque, de la partie antérieure du bord inférieur de los iliaque, de son bord supérieur et de la face externe de l’aponévrose spinale. Le faisceau postérieur, qui est profondément uni au reste du musele, se dirige obliquement en dehors et en arrière. L'insertion terminale siège sur les bords supérieur et postérieur du grand trochanter sans descendre sur son bord

(1) Insertions sup.: LIV, 5, p. 191; ini. : LXI, 5, p. 198.

(2) Insertions sup.: LV, 2, p. 191 ; inf. : LXIL, 1, p. 199. (3) Insertions sup.: LVI, 2, p. 192; inf. : LXIIL, ?, p. 200.

antérieur. Les fibres antérieures se fixent par un tendon qui suit le bord du muscle; les autres fibres s’implantent directement. Elles adhèrent sur une petite étendue à la partie supérieure du bord postérieur du vaste externe, dont l'insertion confine à celle du moyen fessier.

Lepus cuniculus (1).— Le muscle est relativement moins épais que chez Cavia. Il ne présente pas d'insertion iliaque moyenne : le faisceau cunéiforme est réduit à quelques fibres qui dépassent à peine le niveau de Pos iliaque pour prendre insertion sur l’aponévrose des muscles spinaux. Le faisceau postérieur, uni au reste du muscle, s’insère sur la face externe de l’aponévrose des muscles des gouttières. En se portant en arrière, linsertion contourne ces muscles et vient s'attacher au bord externe du sacro-coccyx. Le bord postérieur du muscle, oblique en arrière et en dehors, croise la direction du pyramidal.

L'insertion trochantérienne forme un fer à cheval dont la branche postérieure est plus longue que l’antérieure. Elle se fait en avant par une mince lamelle tendineuse, en arrière par implantation directe des fibres, en haut par des fibres charnues avec un petit tendon.

Je signalerai un filament tendineux très grêle et long qui, né du bord inférieur de Pos iliaque au-dessus du tubercule du droit antérieur, se porte en dehors en passant sur l’extrémité supérieure de ce muscle, contourne le bord inférieur du moyen fessier et vient s'unir à la partie antérieure de son tendon près de son insertion.

Chez Lepus timidus (2), le moyen fessier, large, assez mince, présente les mêmes caractères, sauf le filament tendineux.

Arctomys marmotta (3), — Quadrilatère, assez épais, homogène, le muscle naît du bord antérieur de lilion et de

()Mnsertions sup. "LVIL 2, p.192; inf TXIV-. M; pe201e (2) Insertion sup.: LVIILI, 2, p. 193 ; inf. : LXV, 2, p. 202: (3) Insertion sup: LIX, 2;:p° 194 int "Lx VI M1; p.203:

l’aponévrose lombo-sacrée : son bord postérieur, oblique en bas et en arrière, est recouvert par le grand fessier.

Il s’insère au sommet du grand trochanter par un tendon, sur son bord postérieur par des fibres charnues.

5° Petit fessier et Scansorius.

Le petit fessier est souvent uni au scansorius. Il en est distinct chez Cavia cobaya, Mus decumanus, Mus musculus, Sciurus vulgaris, il lui est uni chez Dipus ægyptius, Lepus cuniculus, Lepus timidus, Arctomys marmotta.

Je décrirai d’abord les types chez lesquelsles deux muscles sont séparés, puis ceux chez lesquels ils sont confondus ; je discuterai ensuite l'interprétation que je crois devoir donner de ces muscles.

A. — Types à Scansorius indépendant

Cavia cobaya (1). Le petit fessier, dont les auteurs ne signalent pas la division, présente deux portions, l’une antérieure ou iliaque, qui est recouverte par le moyen fessier, l’autre postérieure ou sciatique.

La première ({g LXXVII, 14, p. 230) est épaisse, triangulaire ets’insère sur la face externe de l’ilion, entre les deux lignes horizontales. On ne peut l’étudier qu'après l'ouverture par la section du moyen fessier, de la loge supérieure que forme ce muscle avec los iliaque. On voit les fibres du petit fessier, obliques en bas et en arrière, se réunir sur un tendon qui suit le bord inférieur du muscle. Il s’insère à l'extrémité antérieure du bord supérieur du grand trochanter, en s’unissant au tendon du pyramidal. D’après Parsons (2), les corps charnus eux-mêmes du petit fessier et du pyramidal seraient continus. Je les ai toujours vus nettement indépen-

(1) Insertions sup. : LIII, 6, 7, p. 190 ; ini. : EXC B, 1820 p-198

(2) « In the Caviidæ (Pyriformis) rises from the sacrüum, butis continuous with the posterior border of the gluteus minimus (Ca via cobaya, Ceredon rupestris). » Parsons, loc. cit. 1894, p. 281.

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dants : seuls leurs tendons se confondent sur le grand trochanter.

La portion postérieure (/{g. LXX VIT, 12), mince et triangulaire, s'insère sur le bord supérieur de l'os iliaque, le long de l’échancrure sciatique, au-dessus de la cavité cotyloïde. L’os présente à ce niveau une légère dépression oblique en avant et en dehors, qui se termine au-devant du tubercule du droit antérieur. Le corps charnu est recouvert par le petit fessier et le pyramidal, qu'on doit sectionner pour le mettre à nu. Son bord postérieur est accolé au jumeau antérieur, sans trace de soudure. La face externe est séparée du petit fessier par un interstice dont la partie supérieure laisse passer le filet nerveux (9. LXXVII, 15), que le fessier supérieur envoie à l'insertion moyenne du moyen fessier. Le bord antérieur côtoie le scansorius. La face profonde s’applique sur la capsule coxo-fémorale.

Les fibres convergent vers le bord antérieur du grand trochanter, en passant en dedans de cette apophvse, sous le petit fessier et sur l'insertion du droit antérieur. Elles s’implantent au-dessous du petit fessier, sur la face interne et le bord antérieur du grand trochanter (fig. LXX VIT, 12); les fibres antérieures se fixent par l'intermédiaire d’un petit tendon qui reste indépendant de celui du petit fessier.

Mus decumanus (1).Mus musculus. Plus petit quele scansorius, le petit fessier est étroit et allongé(/g. LXXX VIII, 2, p.290). Ils’insère en dehors du bord inférieur de l’ilionet donne un tendon qui, après avoir paru sur la surface du muscle, s'insère à la partie antéro-supérieure du grand trochanter. Son bord postérieur se sépare difficilement du pyramidal (1).

La portion sciatique est mince : sa base se fixe au bord supérieur de l'os iliaque, le long de l’échancrure sciatique. Son sommet passe sous le tendon du petit fessier et vient s'insérer sur le bord antérieur du grand trochanter, entre ce tendon et celui du scansorius, difficile à rattacher à l'un plutôt qu'à l’autre.

(1) Ensertionssup.: LIV, 2, 37,5p.191 ;:LXT A 2/1p. 198

Sciurus vulgaris (1). Même conformation. Origine du petit fessier sur la partie supérieure de l'os iliaque : insertion sur la partie antérieure du bord supérieur du grand trochanter.

La portion sciatique est petite : son bord postérieur confine au jumeau pelvien antérieur, son bord antérieur se confond avec le scansorius. Elle s’insère à la partie antérieure de la face interne du grand trochanter, entre le petit fessier et le scansorius et semble indépendante des deux.

Dans les types précédents, le scansorius (4° fessier de Haughton ; petit fessier antérieur ou marginal de Testut, épiméral de Strauss-Durkheim) forme un faisceau semipenniforme, qui est allongé sous le bord inférieur de Pilion en dedans du petit fessier. Son implantation s’avance jusqu’au voisinage du tubercule iliaque : il se termine sur un tendon qui s’insère à la partie antérieure du grand trochanter.

Chez Cavia (2) ({g. LXX VIT, 4, p. 250) il est contenu dans la loge inférieure du moyen fessier. Pour ouvrir cette loge, il suffit, après dissection de ce dernier muscle, de le diviser d’un coup de ciseaux dirigé vers la crête iliaque, au niveau du bord inférieur, près du trochanter. En faisant une section analogue près du bord supérieur, au-dessus du trochanter, on ouvre la loge du petit fessier et on trouve les deux muscles isolés par la cloison qui les sépare.

Le scansorius est plus gros que le petit fessier : il emprunte quelques fibres à l’aponévrose du moyen fessier qui s’insère sur le bord inférieur de l’os et le sépare du muscle iliaque. Son bord postérieur est accolé à la capsule coxo-fémorale. Son tendon terminal, qui est parallèle et sous-jacent au tendon du petit fessier, croise le chef supérieur du droit antérieur, puis apparaît (#g. LXXVI, 7, p. 228) sous le bord inférieur du moyen fessier et se fixe au tubercule saillant que porte à sa base le bord antérieur du grand trochanter.

(1) Insertions sup. : LV, 3, p. 191 ; inf. : LXII, B, 17, 18, p. 199. (2) Insertions sup. : LIII, 24, p. 190 ; inf. : LX, B, 22, p. 198.

Chez Mus decumanus (1) et Mus musculus (/g.

LXXX VIIT, 1, p.290) le volume relatif et la disposition du scansorius et du petit fessier sont les mêmes. L'insertion trochantérienne siège plus haut: les tendons des deux muscles sont presque fusionnés.

Même disposition chez Sciurus (2). L'insertion trochantérienne siège très haut et ne présente pas de tubercule sailiant comme chez Cavia.

B. — Types à Scansorius fusionné avec le petit fessier

Dipus ægyptius (3). Les deux muscles (/9. LXXXIX, 3. p. 292) forment un gros faisceau charnu semi-penniforme, qui s’insère sur toute la face externe de l’ilion. Son tendon terminal, très court, se fixe au bord supérieur du orand trochanter, en dedans du moyen fessier dont il est nettement séparé,

Le faisceau sciatique est très développé. Sa base s’insère, comme à l'ordinaire, sur le bord supérieur de los iliaque (/ig. LXXXIX, 5) au-dessus du tubercule du droit antérieur. Son sommet se porte en arrière et en dehors, sous le pyramidal dont il est distinct et se fixe à la partie interne du bord supérieur du grand trochanter. Il est placé en dedans du scansorius et du petit fessier ét adhère à la partie antérieure de leur tendon.

Lepus cuniculus (4).On trouve, comme chez Dipus, deux corps musculaires indépendants. L'antérieur, scansorius et petit fessier réunis, forme une masse volumineuse prenant insertion sur toute la face externe de l’illon et convergeant vers le grand trochanter. Le tendon terminal qui s'étale sur la face libre du muscle, se fixe au bord supérieur de l’apo-

nsertions sup. : LIV/ 4, p.191: int XI MIDM98

nsertions sup, : LV, 4, p.191: int XIE B; 20/p- 199: nsertions sup. : LVI, 3, 5, p. 192; inf.: LXIII, 1, p. 200. nsertions sup. : LVILI, 3, 4, p. 192; inf : LXIV, A, 2, 3, p. 201.

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physe, en dedans du moyen fessier ; il s’unit en arrière au tendon du pyramidal.

Le corps musculaire postérieur, ou faisceau sciatique, est mince et triangulaire. Sa description rappelle celle qui a été maintes fois donnée. Nées d’une dépression qui longe le bord supérieur de l'os iliaque, au-dessus du tubercule du droit antérieur, les fibres se portent en dehors et un peu en arrière sur la face dorsale de l'articulation coxo-fémorale, sous le petit fessier. Après un trajet indépendant, elles se terminent sur un tendon plat qui se fixe au bord supérieur du grand trochanter, en dedans du petit fessier, au-dessus du vaste externe.

Chez Lepus timidus (1), le faisceau sciatique est presque nul ; il n’est représenté que par les dernières fibres du scansorius qui s'insèrent au-devant de la cavité cotyloïde et se fixent à la partie la plus interne du tendon commun au scansorius et au petit fessier, à son insertion trochantérienne. D'autre part, la fusion de ces deux muscles est moins complète que dans les types précédents. Le faisceau charnu est formé de deux lames, seulement soudées par leur bord inférieur ; leur tendon terminal est commun.

Chez Arctomys marmotta (2), la disposition est à peu près la même: faisceau sciatique petit, peu distinct du corps charnu triangulaire et épais qui représente le scansorius et le petit fessier fusionnés. La plus grande partie des fibres se fixent par un tendon court à la partie inférieure du bord antérieur du grand trochanter : les autres, surtout les sciatiques, s’implantent directement jusqu’à l'insertion du moyen fessier.

INNERVATION. — Le même filet du sciatique fournit le moyen et le petit fessier, le scansorius et le tenseur du fascia lata. Il sort par la partie antérieure de l’échancrure sciati-

(1) Insertions sup. : LVIII, 3, p. 193; inf.: LXV, A, {, p. 202. (2) Insertions sup. : LIX, 20. p. 194; inf. : LXVI, À, 2, p. 203.

que. Chez le Lapin (type à scansorius fusionné), il se porte en dehors en passant sous le petit fessier et le scansorius réunis, leur fournit des filets, ainsi qu’au moyen fessier, et se termine dans le tenseur du fascia lata.

Chez Cavia (type à scansorius distinct),le nerf, après avoir passé sous le petit fessier au-devant de la portion sciatique, donne un filet au moyen fessier par la cloison iliaque moyenne (/g. LXXVII, 15, p. 230). Il franchit le scansorius appliqué contre le bord inférieur de Pos iliaque, arrive sous le moyen fessier et après avoir décrit une courbe à concavité antérieure aborde le tiers antérieur du tenseur. II fournit, chemin faisant, les portions iliaque et sciatique du petit fessier, le scansorius et le moyen fessier.

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