CONCLUSIONS
Etant donné ce qui précède, nous croyons pouvoir conclure des théories de Rovsing et de Chaulfard que :
I. — Ces deux théories, loin de se contredire, se complè: tent mutuellement.
IL. — Toute lithiase débute dans le foie par précipitation de bilihumine calcique due à une toxémie passagère.
IL. — Cette concrétion de pigment noir forme le noyau des calculs biliaires. La cholestérine qui en constitue la masse principale ne se dépose que secondairement autour de ce noyau primitif, et ce dépôt est fonction de l’hypercholestérinémie.
IV. — L'infection, à l'encontre de ce que beaucoup admettent encore, n’est pas une cause de la lithiase, mais en est, au contraire, une conséquence.
La théorie de Rovsing ainsi envisagée, avec les quelques restrictions que nous avons faites, nous semble apporter une vérité incontestable dans cette pathogénie si discutée de la lithiase. À cette lumière, la théorie de Naunyn nous paraît dénuée de tout fondement.
Au point de vue thérapeutique, la théorie de Rovsing ne nous apporte que peu de changement : elle nous montre que la cholécystectomie ne doit pas s'imposer plus. que la cholécystotomie : tout n’est que cas d’espèce, et elle nous confirme dans l'opinion que l’on avait déjà de la nécessité de traiter surtout la déficience hépatique par un traitement médical et hydro-
minéral.