‹ Contribution à la Pathogénie des Calculs biliairesChapitre 14 sur 16 · CRE · texte numérisé non relu

CRE

CHAPIFRE I

CONSEQUENCES THERAPEUTIQUES

Rovsing, ayant nettement démontré que l’origine des calculs était dans le foie, en déduit que la cholécystectomie est inutile. Mais il admet pourtant que c’est dans la vésicule que. pour la majorité des cas, les petits calculs de pigment calcique se recouvrent de cholestérine. Il paraît donc évident, même étant démontrée la non-influence de l'infection vésiculaire, que la simple cholécystotomie prédispose aux récidives.

Les statistiques de Rovsing montrent qu'il n’en est rien, mais Aimé-Paul Heineck, dans un récent article paru dans la Gazette hebdomadaire des sciences médicales de Bordeaux, semble pencher pour l'opinion contraire.

Cependant, étant donné que le drainage des voies biliaires est très facilité, en cas d'infection, par la cholécystotomie, qu'il est souvent très difficile, en cas de récidive après cholécystectomie, de retrouver le moignon du cystique, que cette méthode, outre les dangers opératoires proprement dits qu’elle comporte, laisse le plus souvent après elle un état d’achylie gastrique qui a de gros inconvénients pour le malade et prédispose à l'infection par dimmution de l'acide chlorhydrique qui est un puissant bactéricide, il nous semble que nous porvons conclure avec Rovsing que l’on donnera la préférence à la cholécystotomie toutes les fois qu'il n’y aura pas nécessité absolue d’extirper la vésicule, c’est-à-dire toutes les fois que l’on ne sera pas en présence d’une altération grave de cet organe (gangrène totale ou néo), ou d’une sténose absolument imperméable du cystique.

PUEnTE

D'autre part, ainsi que nous l'avons vu, la lithiase dépend avant tout d’un trouble fonctionnel de la cellule hépatique. Le but de toute médication étiologique sera donc de régénérer cette cellule, soit par une médication opothérapique, soit plutôt, ou concurremment, «par -une cure thermale dans la station la plus particulièrement désignée pour cela, c'est-à-dire Vichy. A

En effet, les eaux de Vichy assurent la régularisation du fonctionnement hépatique, l’exaltation du métabolisme, l’élaboration des substances toxiques à détruire ou à éliminer, la rénovation cellulaire, toutes choses nécessaires, d’après Rovsing, pour lutter contre les causes de la lithiase.

Enfin, Biscons et Rouzaud ont démontré, en 1913, la dimi. -nution de la cholestérinémie chez les malades soumis au traitement hydrominéral de Vichy.

Mais Vichy n’a jamais influé sur l'élimination des calculs; seule la chirurgie, s’ils ne peuvent s’éliminer d'eux-mêmes et s’ils provoquent des accidents, peut en débarrasser le malade - qui en est atteint. Mais, après l’acte opératoire, il sera mis à l'abri des récidives par plusieurs saisons thermales.

C'est aussi pour éviter les récidives ou pour empêcher chez un lithiasique l'augmentation du nombre des calculs que l'os devra lui interdire tout aliment pouvant provoquer chez lui de l'hypercholestérinémie, c'est-à-dire tout aliment riche en cholestérine : cervelles, œufs, beurre, graisse, ris de veau, et, en général, tous les abaté d'animaux. | Enfin, s'il y a infection, on devra la combattre soit par des antiseptiques, et les injections intraveineuses d'’uroformine ont un effet remarquable, soit par l'intervention.

Or, comme l'infection n'est que secondaire, que l’intervention est plus grave en milieu infecté, il y a intérêt à opérer dès que se manifeste la cholécystite calculeuse sans attendre qu'elle soit infectée.

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