‹ Contribution à la Pathogénie des Calculs biliairesChapitre 6 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Ayant, à la suite d'une cholécystectomie faite par M. le professeur Bégouin constaté, dans une vésicule, la présence de petites concrétions noires à côté d’un calcul plus gros, et, d'autre part, nous souvenant avoir remarqué une coupe de calcul blanc nacré dont le centre était nettement noir, nous fimes un rapprochement entre ces deux faits et nous nous proposâmes d'en faire le point de départ de notre thèse et de rechercher si nous en trouvions l’explication dans les différentes théories de la lithiase biliaire. C’est ainsi que nous fûmes amené à étudier celle de Rovsing. |

La pathogénie de la lithiase biliaire n’est pas un sujet neuf. Depuis longtemps, on a cherché une explication à la formalion des calculs biliaires, et nombreuses sont les théories qui se sont formées sur ce sujet. Cependant, il en est une qui, dès qu’elle fut exposée en TROT par son auteur, Naunyn, prit tout de suite une importance considérable et fut adoptée avec en-

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thousiasme et presque les yeux fermés par le corps médical c’est la théorie de l'infection. |

Elle est encore la plus généralement admise et tient la première place dans les livres classiques.

Chauffard lui-même, à qui l’on doit d' Fe recherches sur le rôle de l’hypercholestérinémie dans la lithiase biliaire admet, dans certains cas, l'influence de l'infection. Et pourtant la théorie de Naunyn s'appuie sur des bases peu solides, et surtout peu cliniques. C’est ce que, depuis vingt-cinq ans, s'efforce de démontrer Thorkild Rovsing, professeur de clinique chirurgicale à l'Université de Copenhague « mai:, dit-il, sans effet appréciable, parce que la voix d’une petite nation ne fait pas grand bruit dans le concert des grands peuples ».

Aussi, afin de répandre ses idées, vient-il de faire paraître une traduction française, due au docteur Saint-Cène, de son ouvrage sur : Pathogénie des calculs biliaires et indications opératoires d'après des recherches expérimentales et des observations cliniques, dans lequel, après avoir critiqué les théories précédentes, il en expose une, résultant de ses recherches.

Nous nous efforcerons donc, dans cette thèse, de résumer aussi clairement que possible l’ouvrage de Thorkild Rovsing, et, après avoir cherché ce que nous devons en retenir, de montrer ce qui en découle au point de vue pratique, c’està-dire thérapeutique.

On nous reprochera peut-être de ne pas apporter beaucoup d'observations personnelles, mais, qu'elles aient infirmé ou confirmé les idées de Rovsing, elles auraient eu bien peu de poids en face de la statistique de cet auteur portant sur 530 opérations et plus de 7.000 autopsies.

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