‹ Contribution à la physiologieChapitre 2 sur 9 · VI!I · texte numérisé non relu

VI!I

Nous donnons en première ligne la traduction des leçons, professées par lui sur Y Inflammation. « Ce ne sont que des résumés faits’ d’après mes leçons> orales, dit M. Schiff (1), et qui n’ont été publiés qu’à titre d’essais, pour savoir quelle serait l’impression, que ferait ma manière de voir, qui est entièrement basée sur l’expérience physiologique. Depuis ce temps, j’ai continué ces recherches et j’ai confirmé mes résultats. »

2° Un mémoire communiqué par M. Schiff à l’Académie de médecine de Florence : la Pathologie cellulaire et U Inflammation, leurs relations ;

3° Le résumé de quelques leçons sur la Pression veineuse; considérée comme cause de l’œdème ;

4° La relation d’expériences de transfusion du sang, faites dans le but de démontrer l 'influence du système nerveux sur la circulation ;

5° La relation d’autres expériences sur les nerfs cardiaques ;

6° Enfin, un important mémoire qui vient d’être couronné par l’Académie de médecine de Florence, et qui a pour titre : le Nerf vague, considéré comme nerf accélérateur des mouvements cardiaques : recherches nouvelles.

Tel est le sommaire du premier fascicule d’un ouvrage dans lequel, grâce à son tititi et si le public médical veut bien nous encourager par un accueil bienveillant,

(1) Lettre du 31 janvier 1873.

nous îipus proposons de faire entrer les nombreux travaux, dont l’éminent professeur prépare en ce moment la publication , sur ce point de physiologie, vers lequel ses études sont dirigées depuis si longues années.

Et même nous sommes assez heureux pour pouvoir, dès aujourd’hui, signaler les résultats importants obtenus par lui dans ces dernières semaines, et dont il a bien voulu faire profiter les premiers les médecins français.

De nouvelles recherches sur l’influence du nerf vague sur le cœur, conduisent M. Schiff aux propositions suivantes : 1° La nicotine peut, et dans beaucoup de cas avec un meilleur effet, servir, au lieu et place ‘de l’atropine (1), à rendre le pouls parfaitement indépendant de la pression sanguine ; 2° L’influence accélératrice de certains rameaux du plexus nerveux, qui part du ganglion cervical inférieur du grand-sympathique, disparait complètement, lorsqu’on attend quatre ou cinq jours après la section du pneumogastrique au cou : les filets actifs proviennent donc du pneumogastrique. « Ces expériences n’ont été faites que du côté, droit, nous écrit l’auteur, mais il y a la plus grande probabilité qu’elles ne donneront pas d’autre résultat du côté gauche. » 3° L’accélération du pouls, après la section des deux pneumogastriques chez des chiens non atropinisés, est un phénomène passager, qui disparait dès le lendemain, quand il n’y a pas d’altération inflammatoire du poumon.

(I) Voir l’effet (le l’atropine, découvert par M. Schiff, dans les deux derniers mémoires, pages 61 et 69.

Tel est le résultat sommaire d’expériences rétentes, dont la publication suivra de près.

Qu’il nous soit permis, en terminant, de remercier publiquement M. Schiff de sa bienveillance et de la confiance qu’il noué a témoignée ; nous espérons l’avoir justifiée par nos efforts à faire mentir le « tradutore, traditore » italien.

Nous demandons pour l’auteur l’impartialité, et pour le traducteur l’indulgence.

15 juillet 1873.

D' G. de C.

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